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ÉDITIONS ASSOCIATIVES NOUVEAUX DÉLITS - Page 30

  • Grotte du paradis, lecture-spéléo, le retour

    Une création du Festival des Passagères 2012, autour de textes de Cathy Garcia, qui vous est de nouveau proposée dans le cadre des Causeries du Parc Naturel des Causses du Quercy.

    Descendez dans la grotte du Paradis avec la Cie Les Voix du Caméléon et vivez une expérience unique…

    Le visible et le dissimulé, le dedans et le dehors, le présent et l’intemporel, l’éphémère et l’éternité, le minéral et le vivant. Une grotte, le Quercy, le Lot. Nous descendons, une comédienne, des musiciennes, des voix... poésie de l’étrange ! En collaboration avec les spéléologues de Limogne-en-Quer​cy, cette expérience pose des contraintes pour le public. Il s’agit de descendre, de se tordre physiquement... de ramper... un peu, de se salir, pour pénétrer dans les entrailles de la terre. Prévoir de bonnes chaussures, vêtements chauds et confortables, ainsi qu’une tenue de rechange (indispensable).

    Dimanche 7 juillet à 11h et à 15h à Laramière, Grotte du Paradis Places limitées. Sur inscription au 06 14 11 24 24 - 06 11 91 85 91- Rdv place de l’église de Promihanes à 10h30 et 14h30.

     

     

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    Photo (c)Samuel Cuadrado

     

     

    Voir : http://cathygarcia.hautetfort.com/archive/2012/08/28/lecture-speleo-au-festival-des-passageres-6-au-9-septembre-2.html

     

    et http://cathygarcia.hautetfort.com/archive/2012/09/10/lecture-speleo-a-la-grotte-du-paradis.html

  • Revue Nouveaux Délits : ouverture des Soliflores

     

    Aujourd'hui s'ouvre sur le blog de la revue Les Soliflores 

    Voir : http://larevuenouveauxdelits.hautetfort.com/

     

    Il s'agit de textes uniques d'auteurs qui seront publiés donc en ligne. Ceci pour répondre à l'afflux toujours plus important de propositions, qui déborde largement de ce que peuvent contenir trois numéros papier par an. Inutile cependant d'envoyer des textes uniques à cet effet, il s'agit d'abord de donner de la visibilité à d'innombrables auteurs déjà en attente, et qui ne seront peut-être pas publiés ou republiés ultérieurement dans la revue papier. Les Soliflores sont donc des clins d'oeil pour encourager la création poétique et ne pas l'émousser en la faisant attendre des mois, parfois des années, pour une publication papier.

     

    Quant à la revue, elle continue son petit chemin, prochain numéro en octobre.

     

     

     

  • Michel Host parle de la revue Nouveaux Délits

    Dans sa Chronique le Scalp en Feu (IV) in Recours au poème

    http://www.recoursaupoeme.fr/chroniques/le-scalp-en-feu-iv/michel-host

     

     

    NOUVEAUX DÉLITSrevue de poésie vive –

     

    Numéros 44 (janv.-févr.-mars 2013) & 45 (avril-mai-juin 2013)

    Cathy Garcia (cf. Scalp III, Le Poète) œuvre à plein temps, nous le savons, pour faire vivre la poésie entre Dordogne, Auvergne, Charentes et Pyrénées, et ailleurs encore j’imagine. Elle-même vit en poésie et, spirituellement du moins, de la poésie. Sa revue aussi bien que ses recueils en témoignent avec vigueur et constance. Parvenir à « fabriquer » soi-même plus de 40 numéros d’une publication sans la moindre subvention, lui trouver des abonnés fidèles, y rester fidèle à quelques orientations majeures suppose une admirable endurance personnelle et quelques qualités remarquables. Si Nouveaux Délits a un aspect quelque peu austère, c’est que ses pages sont tenues au respect de la planète et de ses ressources naturelles, et que par ailleurs elles mènent non des combats, mais une action continue par ce que j’appellerai l’action des mots. C’est d’ailleurs une tradition qu’ont maintenue bien des publications anciennes, parfois disparues… je pense à un titre comme Action poétique, par exemple… Cathy Garcia a, outre son immense talent de poète, toute l’énergie qu’il faut, et des dents et des griffes,  ce que nous laisse entendre son éditorial du N°44 : « Nos façons de penser, de vivre, de consommer, la façon dont nous entrons en relation avec l’autre et avec nous-mêmes, participent, qu’on le veuille ou non, à l’immonde. Personne ne peut, à elle, à lui tout(e) seul(e), changer ce monde, mais chacun(e) d’entre nous a la possibilité de réfléchir à sa façon d’en être et il est temps, il est urgence, de changements radicaux. Les alternatives, les solutions, elles sont là, à portée de main, de clic, de choix, qu’elles soient citoyennes, écologiques, spirituelles…  […] il nous faut stopper l’immonde avant qu’il ne nous dévore. » Voilà la dame ! L’idée ! Le songe ! la volonté ! Quoique n’étant pas le modèle à suivre dans ce combat, j’approuve et je comprends pleinement. L’immonde, je le combats avec d’autres armes, mais qu’importe, ce combat ne peut m’indifférer. Il n’envahit d’ailleurs pas la revue, elle n’en est pas le drapeau levé à chaque page. Cela est selon le poète, la poétesse, et son inspiration fait loi.

    Dans ce numéro 44 (illustré par Jean-Louis Millet), j’ai aimé Le Locataire, de Fanny Shepper : « Un cendrier de béton / voilà son appartement / un plancher à échardes / un matelas molesté au sol… », et tout autant son Ange perché : « Mon petit cœur le fantôme / Mon amoureux le cinglé / Dans ton souffle les putains sont des reines égarées / et les ivrognes des capitaines de navires qui se brisent »… Et cette solitude à méditer : « Dans la nuit sans fond / je t’entends moi / parfois, tu fredonnes d’étranges complaintes / alors l’océan se calme / et il berce et il souffle doucement ». Qui ne trouve beauté et sens à ces mots, à ces vers ? Aimé aussi les fureurs de Pascal Batard, qui roule et tangue avec les pirates, « Pirates de soufre et de sang / brigands / de sable, de vent / sur l’océan / indien », aussi bien qu’il vacille en pensée regardant l’image d’un Christ dont les imbéciles, par conformisme et étroitesse de pensée, écartent jusqu’au nom : « Christ crucifié, / résistance du mort, dépossédé, / Stabat Mater / et renaît poussière, / riche du livre, / du savoir de ses pairs, / éteint. » J’aime que l’on rappelle qu’il y eut, après Socrate, ce grand philosophe de l’impossible amour. Et aussi que Jean Michel A Hatton nous raconte que le tort fut d’avoir laissé s’évaporer les antiques odeurs, « des odeurs d’étraves / et d’ancres, / quelques-unes oubliées / quelques-unes perdues. » Et non moins que Hosho Mccreesh, en anglais (mais avec traduction d’Éric Déjaeger), nous dise à nouveau que c’est par le « faire » d’abord que s’instaurent le poétique et sa puissante action : « BECAUSE VAN GOGH DIDN’T SIT IN THE ASYLUM WAINTING STARRY NIGHT TO PAINT ITSELF, BECAUSE MICHAEL ANGELO DIDN’NT SIT IN FLORENCE WAITING FOR THE PIETA TO CARVE ITSELF… It takes years for tree limbs to tear down powerlines, for roots to buckle concrete… … but they always do. » Il n’est pas inutile, loin de là, que cette “livraison” (quel mot, bien qu’il soit avéré !) que Cathy Garcia nous convie ensuite à goûter des proses romanesques grecques, chiliennes, Sud-Coréennes, et qu’elle nous gratifie de cette sentence aiguë d’Edgar Morin : « L’indifférence, ce gel de l’âme. » Nouveaux Délits ne tombe certainement pas dans ce vice majeur de notre temps, et peut-être d’autres temps… Qui sait ?

    Au numéro 45 (avril-mai-juin 2013 ; illustrations de Corinne Pluchart) je lis des poèmes « combattants » : ceux de Samuel Duduit, « pas encore mort »  - et il a raison de nous le confirmer -, quoique parfois orientés vers ce moi haïssable dont la prégnance absolutiste nous empoisonne : « Je vais et viens passé déjà / touriste survivant à ma propre existence / et qui visite les ruines déjà ennuyé… » ;  ceux de Patrick Tillard, évoquant LES SURVENANTS : « Ils sont maintenant vaccinés / cachés dans des réserves / remplis à plein bords d’essence ou de colle / de crack et d’amphés / prêts à sombrer dans ces puits empoisonnés  […] Désaveu mécanique / statut de victimes / Lanière qui étrangle / une histoire épurée / souffle le silence ». C’est bien là poésie dans la vie : « La vie est une maison comparable / à bien d’autres / dépeuplée d’aspirations / elle éjecte des corps / incertains. » Cette incertitude des corps ne traduit pas l’entier désamour, le vide tragique de l’existence, car cette maison reste « habitée d’amour / côte à côte du vivant… » Et c’est sans doute ce qu’à sa façon nous dit le poète néocalédonien Frédéric Ohlen évoquant l’homme qui, embarqué clandestin dans une soute d’avion, sait, bien sûr, « qu’on gèle / là-haut chez les anges / alors il a mis // du papier sous son tee-shirt / feuilles de canards dont les gros titres / dégueulent sur lui. » Car, à la fin, « S’en aller / marcher jusqu’à / disparaître // surfer l’infinie / répétition / du mouvement », n’est-ce pas la destinée de chacun ?  Jean Azarel, revenant aux terres d’enfances (j’imagine), aux territoires « de lauze et d’air », aux amours et aux nostalgies d’autrefois, ne quitte personne, et même demeure avec nous tous qui l’avons connue cette « douce aux jambes d’airelle… au ventre de tourterelle… » qui ne laissa « aucune autre trace que le souvenir d’elle / assise sur une balançoire / l’amie qui le restera… » Quant à Nicolas Kurtovitch, lui aussi « calédonien », s’il connaît les sources de l’enlisement, il tente de s’en arracher et de nous en arracher avec lui : « Il ne faut pas s’arrêter / à la première embûche / et contempler les feuilles mortes / au sol elles y sont bien / en oublier le besoin de silence… » « Laissons à la porte de la forêt / les éternels déboires / d’un mot mal compris / d’une phrase assassine / et les fougères ici par milliers nous protégeront. » NOUVEAUX DÉLITS est bien l’île Utopia de poésie, le lieu qui avance dans nos têtes encombrées de récifs et d’écueils, le lieu de l’Autre-Soi, l’autre sans qui je ne suis pas grand chose, et l’autre qui sans moi se diminue ou s’ampute de son autre à lui. Revue de la générosité et de l’humanisme (je sais qu’il y eut des raisons de rejeter cette belle idée) renouvelé.        

    Nouveaux Délits : http://larevuenouveauxdelits.hautetfort.com/

     

     

  • Supermarché de l'art à Carmaux - 22 & 23 juin 2013

    a_fleur_d_art_1.jpgLa seconde édition du supermarché de l’art  »A Fleur d’Art » de Carmaux aura lieu les 22 et 23 juin 2013 dans le cadre du festival "A Fleur de Peau !

     

    Invité d’honneur:  Christine Barres

     

     Cathy Garcia y propose 13 gribouglyphes

     

    samedi de 14h à 21h et dimanche de 10h à 19h au Centre Culturel Jean-Baptiste Calvignac, salle Pendariès 24 avenue Bouloc Torcatis

     

    L’esprit : parler art, supermarché, provocation ? … ou pas, mais l’essentiel, c’est de mettre l’art a la portée de tous.

     

    Cette exposition-vente artistique existe déjà depuis longtemps et dans plusieurs pays sous différentes formes, avec toujours le même esprit.

     

    Provoquer des rencontres entre le public et les artistes, échanger, faire découvrir de nouveaux talents, et d’ autres moyens d’expression en proposant des créations originales.

     

    Mettre l’art a porté de main, et au plus prés des visiteurs tout en donnant la possibilité d’acquérir, des travaux d’artistes à des prix allant de 1 à 180 euros. Tel est le but de cet évènement.

     

    Peintures, dessins, gravures, livres d’artistes, art textile, petites sculptures et créations en verre (maxi 40cm/50) y seront présentés.La Salle Pendariès (Centre Culturel JB Calvignac) accueille les œuvres sélectionnées par un jury. Le public peut « faire ses courses » et choisir des œuvres qu’il souhaite acquérir ! Le tout entreposé dans des chariots de supermarché ou dans des cartons.

     

    Pour la seconde édition du supermarché de l’art « A Fleur d’Art » un « troc » est également organisé comme en 2012. Une œuvre par artiste n’est pas vendue mais « troquée ». Pendant la durée de l’évènement, le public peut proposer quelque chose en échange de l’œuvre (un objet, un service…) et à la fermeture du supermarché, chaque artiste qui a décidé de troquer une œuvre, choisit la proposition de troc qui lui plait le plus !



     

    http://www.a-fleur-de-peau.org/

     

  • GAZ DE SCHISTE Permis de Brive - Manifestez-vous !!

    Postée le 08/06/2013 à 00h05

    Cyber Manifestation : Gaz de schiste

    MANIF SUR PLACE OU DE CHEZ VOUS, LES DEUX SONT POSSIBLES !

     

    Gaz de schiste - Gaz de houille

    NON ce n'est pas fini !

    GRAND RASSEMBLEMENT

    A BRIVE Samedi 8 juin 2013, place du Civoire, à 15H

    A SARLAT Dimanche 9 Juin, Jardin du Plantier à 15 H

     
    Pour info ou rappel :

    L'accord commercial entre le Canada et l'UE menace la possibilité même d'interdire la fracturation hydraulique !

    Pourquoi les grands patrons français sont obnubilés par les gaz de schiste

    La France doit exploiter ses gaz de schiste, selon un rapport parlementaire

     

    Nous avons donc décidé de vous proposer cette cyber Manif du samedi 08/06/2013 à 09 h 00 au Dimanche 09/06/2013 à 18 h 00

     
    Cyber manif

    Originalité avec cyber acteurs : vous pouvez participer à une manifestation... de chez vous.

    En même temps que la "vraie" manifestation, cette rubrique vous est ouverte pour manifester votre soutien.

    Tout le temps de votre connexion sur la page de la manifestation, vous serez considéré comme manifestant-e. Vous pourrez laisser vos messages de soutien et 'chatter' avec les autres cyber manifestants.

    Comment ça marche ?

    Au jour et heure dite de la manifestation (en même temps que la vraie) les liens pour manifester seront actifs, pas avant.

    On s'y connecte en donnant un pseudo, un slogan et un avatar soit à partir de son compte, soit en donnant en plus ses vraies coordonnées.

    On est alors considéré comme manifestant, on peut laisser des commentaires pour les destinataires de la manifestation, lire plus d'info, voir des vidéos, des liens, et 'chatter' avec les autres manifestants.

    A la fin de la manifestation (à l'heure de fin) on arrive automatiquement sur la page de fin avec un petit bilan.

    On peut aussi ne pas participer à la manif (ne pas être manifestant) mais regarder simplement (si on est journaliste par exemple).

    Rappel du lien

     
    Gaz de schiste - Gaz de houille

    NON ce n'est pas fini !

    GRAND RASSEMBLEMENT

    A BRIVE Samedi 8 juin 2013, place du Civoire, à 15H

    A SARLAT Dimanche 9 Juin, Jardin du Plantier à 15 H

    Organisé par : collectifs citoyens du Lot , de la Corrèze et de la Dordogne,

     

    Le permis dit de Brive MENACE nos Territoires :

    CORREZE, PERIGORD et LOT

    Le préfet de Dordogne (en charge du dossier) remet son avis au Ministère au plus tard le 21 juin 2013

    IL FAUT AGIR MAINTENANT :

    * Montrons MAINTENANT notre volonté de préserver nos territoires, notre eau, nos grottes, notre patrimoine naturel, labellisés Réserve Mondiale de Biosphère par l'Unesco.

    * Montrons MAINTENANT que la protection du tourisme et de l'agriculture est primordiale pour notre région

    * Montrons MAINTENANT notre opposition et notre refus des forages dans la roche-mère

    * Montrons MAINTENANT que les pétroliers ne sont pas bienvenus chez nous.

    APRÈS IL SERA TROP TARD !

     
    TOUS à BRIVE le 8 juin et à SARLAT le 9 juin

    Il s'agit les 8 et 9 juin de montrer notre détermination.

    La loi votée jusqu'à ce jour ne garantit pas l'arrêt de la fracturation hydraulique (contestation en cours des pétroliers en inconstitutionnalité). Pour rappel, la fracturation hydraulique est utilisée dans tous les pays, que ce soit pour le gaz de schiste ou de houille.

    A ce stade de l'instruction des permis, en l'absence de consultation des citoyens pourtant concernés en premier lieu, c'est le SEUL moyen à votre disposition pour montrer votre OPPOSITION.

    Venez nombreux samedi 8 juin à Brive à 15H Rv place du Civoire (suivre les flèches à partir du parking souterrain de la Guierle), c'est le moment de se rassembler pour défendre notre cadre de vie.

    - Il est prévu un défilé empruntant les boulevards (en passant par la Collégiale et la rue de l'Hôtel de Ville)

    - Les habits noirs (charbon) ou blancs (combinaison, masques, tee shirts...) sont recommandés : couleurs du CAB !

    - N'hésitez pas à venir avec vos amis et voisins, vos pancartes et ou panneaux, votre bonne humeur, un peu de musique, un gâteau (ou autre) à partager...

    - Les élus sont invités à venir avec leur écharpe tricolore

    - Pour tout renseignement complémentaire : nongazdeschistebrive@melomanis.com ou 06.13.88.27.31 ou 05.55.25.70.75

    - Pensez au co voiturage, proposez le autour de vous ou signalez-vous sur le mail (de préférence), sinon par tél.

    Pour ceux qui le peuvent : RdV pour finir l'organisation samedi à 11H devant l'office de tourisme

     

  • Vient de paraître : Claques & boxons

     

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    130419 la gd castafiore.jpgPoèmes de Cathy Garcia, illustrations de JL Millet

     

     

    Non monsieur, ici

     Il n’y a pas d’amour
     Il n’y en a jamais eu
    Pensez bien sinon, monsieur
    Qu’on s’en serait aperçu
     

     

     Ici monsieur

    Il n’y a que la rage
    Et si l’amour y venait
    Il y ferait naufrage.
     
     

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    Editions Nouveaux Délits
    ISBN: 978-2-919162-02-4
     
    42 pages

    Imprimé sur papier recyclé calcaire 100 gr, couverture calcaire 250 gr

    12 + port



       
    Pour commander, envoyez un mail à nouveauxdelits arobase orange point fr.
  • Mémoire de sable

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    texte & photo jlmi   2008

     

    Je suis là depuis des millénaires, je pourrais même dire depuis l’origine du monde. Pas le monde des hommes, si jeune, si puéril !

    Non. Le monde minéral, celui de la concrétion d’après le grand barouf. Paf ! Boum !

    Bien sûr, je n’avais pas la forme que j’ai aujourd’hui. Comme tous mes camarades de l’époque d’ailleurs. Nous étions tous très... unis. Nous étions même inséparables !!! Puis le temps a fait son œuvre, il nous a séparés, aidé en cela par ceux d’entre nous dont la nature était d’être fluides et ceux qui, dans un tel état d’excitation pour se faire une place à la surface, atteignaient la fusion avant de rejoindre les grands courants ascendants du magma.

    Enfin, tout ça est tellement loin que je ne me souviens plus bien de tous les détails. Toujours est-il que l’érosion m’a donné une vie propre, en cela qu’elle m’a permis de voyager en banc de myriades de grains assemblés pour de grandes transhumances conduites par l’eau ou le vent.

    Aujourd’hui, je m’étale en une longue et belle plage blanche et rose  entourée de mes parents chenus, ces somptueux blocs de granit rose aux formes arrondies que vous ne pouvez manquer d’apercevoir lorsque vous venez me rendre visite. Dans leurs jeunesses, vous auriez dû les voir, hauts et pointus, défiant le ciel et ses nuées. Plus de dix mille mètres. C’était quelque chose. J’avoue que maintenant ils font bien leur âge, ils souffrent d’arénisation. Tant mieux d’ailleurs ! Sans cela je ne serais pas là !!! Je m’égare, excusez moi, mais je n’ai que ça à faire…

    Donc, je suis là. Sur la côte nord de la Bretagne, dans ce pays appelé France. Chaque jour, par deux fois, la mer vient me baigner, en douceur, souvent avec tendresse, vague après vague. Sauf quand elle est en colère bien sûr. Alors ces jours là, ça déménage, passez moi l’expression. Elle me brasse, me masse, me malaxe, me pitrouille, me papouille, me tourne et me retourne avant de m’abandonner hors d’haleine et trempée. Heureusement, j’ai plusieurs heures pour m’en remettre. Et puis elle n’est pas souvent furieuse deux fois de suite. Il faut bien lui reconnaître ça. Un autre avantage que j’ai omis de vous conter : la mer supprime toutes mes imperfections. Elle me retend la peau même si elle me laisse ici ou là des petits bourrelets, des ripple-marks dit-on je crois.  Enfin, c’est ma thalasso à moi !

    Le vent aussi prend soin de moi. Il me sèche, peigne mes mèches de surface, les met parfois en désordre mais ses doigts sont si doux… Enfin c’est comme sa compagne. Quand elle est en boule, il l’est aussi. Je crois que dans tous les couples il y a ce genre de chose. Nul n’est parfait. Moi, je suis résolument célibataire, ouverte à toutes et à tous pour être plus juste…

    La pluie aussi est une bonne compagne, mais passagère, irrégulière, quoique certains en disent sur ici. Bonne fille la pluie, elle s’adapte entre les grosses gouttes et la bruine, entre les averses – les grains – et le crachin. J’aime bien la pluie. Elle m’hydrate et me dessale un peu.

    Ah ! et puis il y a le soleil. Lui aussi me sèche comme le vent mais en plus il me chauffe, tiédit ma peau, la blanchit ou la fait rosir. Un réel plaisir. Vous connaissez d’ailleurs, vous qui venez coucher avec moi, non ? C’est bien cela que vous venez chercher, bien plus que moi je le sais bien…

    Tentez donc maintenant d’imaginer ce qu’aujourd’hui peut contenir ma mémoire. Disons sur les cent dernières années, c’est tout. Facile. La mémoire du sable.

    Sa mémoire vous dites vous, mais elle a perdu le nord, c’est pas possible !

    Mais si, c’est possible et je vais vous mettre sur la voie. Parce que c’est vous !

     

    Lorsque vous arrivez juste après mon bain, ma peau est lisse, souple et tendre. Puis, vous marchez, vous courez, vous jouez au ballon, vous me percez de vos parasols et de vos tentes, vous laissez vos enfants me trouer, me couvrir de ces pustules qu’ils appellent châteaux, vous me ratissez pour soi disant pêcher, vous laisser vos chiens me salir, ( je n’ai pas de caniveau dites-vous ? Curieuse réaction lorsque l’on connaît vos trottoirs à ce que je me suis laissé dire… poursuivons…), vous faites rouler vos char à voile, vous traîner vos bateaux ou vos planches à voile… Certains soirs même, vous venez vous aimez, un bain de minuit dites vous, mon œil ! Enfin, c’est mieux que de venir picoler ou se shooter…

    Beaucoup d’entre vous me laissent leurs détritus et ça, c’est pas sympa. Du coup vous faites venir des herses pour me nettoyer mais en même temps ces monstres énergivores détruisent tout le petit monde vivant que j’héberge car vous n’êtes pas les seuls sur Terre, vous n’avez jamais été les seuls et c’est tant mieux, sinon ce serait tout bonnement invivable. Même vos cargos me dégueulent dessus de plus en plus souvent. Le pétrole, ça on vous le dit. Ça vous touche. Ça fait de l’audience, il y en a pour des jours et des jours à me voir engluée et nauséabonde, pleine de cadavres d’oiseaux, et seulement quelques uns d’entre vous se débattant avec toute cette merde ( oh pardon !)… Mais ce n’est pas tout. Il n’y a pas que le pétrole. Tenez, la dernière fois, c’était une cargaison d’ananas. Bien sûr dit comme ça, ça prête à sourire. Moi, ça me donne envie de chialer !

    Et ces derniers temps tout ça empire malgré tous les signaux d’alarme que nous vous envoyons avec mes camarades des quatre coins du globe. Surtout celui de la calotte et il y met le paquet. Tâchez de vous en souvenir à l’heure de l’apéro – avec ou sans alcool - quand vous agitez vos glaçons dans vos verres…

    Enfin, vous n’êtes que des humains, on ne peut pas trop vous en demander, ça, on l’a compris depuis longtemps… Mais de vous à moi - car vous pouvez êtes sympa quand même - à faire les cons comme ça, vous allez disparaître, mais nous, même blessés, abîmés, saccagés, défigurés nous serons toujours là avec tout le temps devant nous pour nous refaire une beauté, pensez, sur un million d’années…

    Allez, même si c’est grave, nous resterons en relation. Mes camarades et moi nous ne sommes pas rancuniers. Ni rapporteurs d’ailleurs. Car si je vous disais tout…

    Enfin réfléchissez.

    Ou plutôt, agissez !

     

     

     

    Jean-Louis Millet

     

     

     

    Au Hasard de Connivences

    http://jlmi22.hautetfort.com/

  • Mary Pirate, un spectacle de la Compagnie Les Pieds Bleus


     
     
    Cie Les Pieds Bleus
    présente

    Mary Pirate
    spectacle tout public à partir de 12 ans
    d’après le roman d'Ella Balaert (Editions Zulma)


     

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    Le mercredi 15 mai à 20H30
    Théâtre de l'Usine - 18 avenue du Docteur Roux - 46 400 Saint Céré
    Billetterie 05 65 38 28 08 / public@opera-eclate.com

    Le jeudi 16 mai à 21H
    Cinéma Charles Boyer - 2 Boulevard Pasteur - 46 100 Figeac
    Billetterie 05 65 34 06 25 / servicesculturels@figeac-communaute.fr


     

    L’oeuvre d’Ella Ballaert embarque le spectateur dans la destinée hors du commun que constitue la courte vie de Mary Read.

    Les Pirates… Un monde d’hommes, de brutalité, de violence, de cruauté, de sang et de mort ... Un monde d’aventures aussi, d’ailleurs, d’exotisme où tout devient possible. 

    Un récit des plus singuliers qui nous livre une introspection subtile et profonde de la quête identitaire, de l’ambiguïté sexuelle, du désir d’accomplissement, quand sous l’apparence d’un homme…. se cache une femme.

    Mary Read ou comment, d’un destin imposé, faire une route vers la Liberté.


       
    Mise en scène: Pierre Sarzacq
    Adaptation et jeu: Hélène Poussin
    Scénographie et Création Lumière: Cyrille Guillochon
    Construction décors: Fanny Mas
    Costumes: Béatrice Laisné
    Régie Tournée: Célio Ménard
     
    En Coproduction avec la Compagnie NBA Spectacles.
    Soutenu par le Conseil Général du Lot (46), le Théâtre de la Maison du Peuple à Millau (12), Le Centre Culturel du Val de Vray à Saint Saturnin (72), L'association PaZaPa (72), Le Carroi à La Flèche (72) et le Théâtre de l'Usine à Saint Céré (46).
     
     
     



    Compagnie Les Pieds Bleus
    Centre Social - Place Vival
    46100 Figeac
     
    06 70 04 66 25
     
    Contact : Hélène Poussin
     
    SIRET : 512 884 966 000 23 / APE : 9001Z

    PROCHAINES DATES:
     
    2013:
     
    Octobre: Mauriac (15)
    16 novembre: Saint Projet (46)
    22 novembre: Lalbenque (46)
    23 novembre: Gramat (46)
    24 novembre: Thedirac (46)
     
  • Connivence, l'oeil & la plume : A

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    texte de cathy garcia photocollage jlmi 2013

     

    A. Vie… Avide…Vivre. De quoi ? De peu. De peut-être. D’un peu d’être. Être. Naître d’une lettre. A. Vide. De rien. Dénuée. Dénudée. Se mettre à nu et puis quoi ? Être A. Étrange. Être ange nu. Ange, singe ou ingénu. Nu et noir. Simple idée. Un hominidé. Une mine d’idées. Miné. D’idéologies. Agités. A vif. Veut quoi ? Rien. Néant. Nu. Nuire à son prochain. Proche ennemi. Assassin. Ma haine, mon amour. A mourir. Ardemment. Amant. Avide. De quoi ? De peu. De peut-être. D’un peu d’être. Être. Naître. Qu’une lettre. Anonyme. A.

     

    Assemblé et mis en ligne par JL Millet sur son blog :
    http://jlmi22.hautetfort.com/