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ÉDITIONS ASSOCIATIVES NOUVEAUX DÉLITS - Page 22

  • Rencontre avec Abdelmadjid Kaouah

    à l’occasion de la sortie de son livre Que pèse une vitre qu’on brise - ARAK Editions, ALGER-                                                                                    

    MERCREDI 18 NOVEMBRE À 19H

    TERRA NOVA LIBRAIRIE                                                                                                                                                  

    18, rue Gambetta 3100 Toulouse

    Tél : 05 61 21 17 47

            

    La présentation du livre sera accompagnée d’une lecture musicale par Danielle Catala et Mohammed Amine Tilioua (au violon).

     

    ‘’Profonds et lapidaires, hantés par le souvenir des compagnons assassinés ou traversés par les douleurs de l’exil, les poèmes du recueil ‘’Que pèse une vitre qu’on brise’’ d’Abdelmadjid Kaouah témoignent de plus de quarante ans d’écriture et de la place du poète dans l’histoire de la poésie algérienne francophone’’. Fodhil Belloul

     

     

     

  • Numéro 52, lu par Clauve Vercey pour l'I.D. n°594 de la revue Décharge

    I.D n° 594 : Cathy G. et le délit d’initié

    publié le 27 octobre 2015 , par Claude Vercey dans Accueil> Les I.D

     


    Ces Nouveaux délits, je les avais découverts à l’occasion de leur 33ème livraison, et dénoncé leurs forfaits dans l’I.D n° 222. En novembre 2014, ils étaient désignés comme Revue du mois par Jacmo. Ont depuis continué à se commettre, une rôdeuse en robe kraft, jusqu’à ce récent numéro 52, auquel je m’attache aujourd’hui.

    Délits ? Quels délits ? Je retiendrai entre autres à l’encontre de cette revue, et de Cathy Garcia, la cheffe de bande, le délit d’initié, qui est peut-être une des meilleures définitions possible de l’activité de revuiste. Nouveaux délits se caractérise en effet par son travail de découverte et de repérage, non au bénéfice d’un seul ou de quelques coquins, selon la pratique boursière du dit délit, mais au profit du plus grand nombre, - démarche assez semblable somme toute à celle de Traction-Brabant, pareillement hospitalière aux voix encore vertes ( et tant pis pour les goujats). A la différence que Traction-Brabant offre rarement plus d’une page au poète, et l’on retrouve peu ou prou à chaque livraison les mêmes noms : l’intérêt est de suivre au fil du temps les possibles évolutions de chacun, ou les changements d’intérêt. Tandis que Nouveaux délits présente chaque trimestre des sommaires différents, un petit nombre d’auteurs ( 6 à 8), à qui sont accordées 6 à 12 pages, en une première épreuve de vérité pour poète méconnu ou en devenir.

    Et comme Cathy Garcia fait montre de clairvoyance et d’une curiosité aiguë, les découvertes y sont fréquentes, mais aussi, égoïste petit bonheur, il nous plaît d’y trouver confirmation de nos propres intuitions : dans ce n° 52, où on y croise ainsi Jacques Cauda, le poème en petite mitraille rouge de Marie-Françoise Ghesquier qui fit ses premiers pas dans Décharge sous le nom de Di Fraja, Laurent Bouisset, dans un texte ici plutôt anecdotique, mais dont on ne tardera pas à prendre toute la mesure alors que s’annoncent conjointement un ensemble de poèmes, à paraître dans le prochain Décharge, et un recueil aux éditions du Citron Gare.

    Et maintenant /n’écrire/ que ce qui/ concerne/ la vie/ et ce qui vient/ parfois / se cogner/ tout contre /puisque vivre / alors c’est/ quand / ça cogne. Louable résolution de la part de Benoit Jantet, l’une des voix les plus attachantes qui s’expriment ici, aux côtés de celles de Corinne Pluchart, Gabriel Henry, Claire Lajus :

    Silencieux ici et là
    des hommes sur des bancs
    avec ou sans tabac
    Seuls
    Sur leur visage leur dos
    une grimace une misère
    au bord de l’insouciance des flâneurs

    Sans doute, Eté n’est pas vacances pour tous, selon le titre du poème. De Claire Lajus, nous aurons à reparler : traductrice de la poésie contemporaine turque et animatrice de la revue en ligne Ayna, elle nous apportera ses compétences pour des dossiers à venir sur cette poésie mal connue.

    Reste que la figure centrale du numéro est Jacques Cauda : peintre, il s’est vu confier les illustrations ; poète, douze pages lui sont attribuées, qui lui permettent de présenter une palette de ses écritures, d’un Carnaval haut en couleur, à ce poème d’une gravité et d’une sobriété inhabituelles, L’Hôpital :

    J’éprouve une certaine volupté
    A n’écrire que des faits
    « secs et crus » pour reprendre
    L’expression de Saint-Simon
    Volupté à se laisser aller
    A l’exactitude
    Parfois frappée
    Au coin de cette partialité
    Qui m’est précieuse

     

     

    Source : http://www.dechargelarevue.com/I-D-no-594-Cathy-G-et-le-delit-d.html

     

     

     

  • Revue Nouveaux Délits, le numéro 52

     Oct. Nov. Décembre 2015

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    En panne d’édito… Oui comme une fatigue de la tête, un encombrement de décombres, l’impression de ramer depuis des siècles dans une épaisse mélasse, où d’innombrables serpents passent leur temps à se mordre la queue. La sensation d’être toujours en retard, ou trop en avance, allez savoir, mais en décalage permanent ça oui. C’est peut-être ça « être poète », mais à vrai dire « être » suffirait, car les étiquettes collent mal ou collent trop, et elles ne servent à vrai dire qu’à rassurer le contenu du bocal qui nous sert d’identité. Époque de transition on appelle ça, je crois bien, mais toutes les époques ne sont-elles pas « de transition » ? Celle-ci est de grande confusion en tout cas. L’hyper-information, l’hyper-informatisation, la mondialisation de tout et n’importe quoi mais certainement pas de l’essentiel, les grands élans de solidarité commandités, la propagande qui ne dit plus son nom, on en vient à se méfier de ses propres pensées. En fait, non je n’ai plus rien à dire, je persiste à faire certaines choses, mais je n’ai plus envie d’en parler, j’ai le tournis là. C’est l’appel de la forêt, de la grotte, du silence…. La fatigue c’est aussi peut-être le début d’une forme de lâcher-prise, trop longtemps que j’obéis à la pression, à tenter d’être………….quelque chose, et en vérité sur l’échelle sociale, je suis tout en bas, écrasée sous le premier barreau, dans cette mélasse où j’ai depuis longtemps perdu mes rames, avec ces innombrables serpents qui se mordent la queue. Mais, j’ai encore ce qu’il faut pour faire une revue de poésie qui s’appelle Nouveaux Délits, c’est un clin d’œil auquel je tiens. Alors, merci à toutes celles et ceux qui font que ce clin d’œil ne meurt pas et merci à moi-même de m’accorder la liberté d’être en panne d’édito.

     

    Cg

     

     

    Apprends à te respecter beaucoup plus devant

    ta propre conscience que devant autrui.

    Démocrite

     

     

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    AU SOMMAIRE

     

    Délit de poésie : Corinne Pluchart, Benoit Jantet, Jacques Cauda, Marie-Françoise Ghesquier, Gabriel Henry, Claire Lajus

     

    Délit d’oxygène : Nous sommes libres, Approche poétique d'un concert du duo Akosh S. et Sylvain Darrifourcq par Laurent Bouisset

     

    Résonance : Indalo de Christian Saint-Paul – Encres Vives n°441, avril 2015 et Cigogne (nouvelles) de Jean-Luc A. d’Asciano, Serge Safran éditeur – mars 2015

     

    Délits d’(in)citations virevoltent toujours au coin des pages.  Vous trouverez le bulletin de complicité au fond en sortant, toujours aussi sympathique, comme une idée de cadeau à faire ou à se faire. 

     

     

     

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    Illustrateur : Jacques Cauda

     

     

     

    J'ai tendu mon âme comme un câble au-dessus de l'abîme

    et jonglant avec les mots, je m'y suis balancé.

    Vladimir Maïakovski

     

     

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    Il n’y a rien de plus effrayant que l’ignorance à l’œuvre.

     Goethe

     

     

     

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    GEORGE
     Nous grattons tous des étiquettes, ma petite fille… Et quand on a gratté la peau, quand on a percé le cuir, toute la graisse, fouillé à travers les muscles et farfouillé à travers les organes (à NICK)… quand ils existent encore… (à HONEY) et quand on arrive enfin jusqu’à l’os… vous savez ce qu’on fait ?

    HONEY (très intéressée)
     Non.

    GEORGE
     Quand on arrive à l’os, il y a encore tout un travail à faire. (Il pointe un doigt, un léger temps, sadique.) Hé !... c’est qu’à l’intérieur de l’os il y a quelque chose qui s’appelle… la moelle… et c’est la moelle qui est bonne, délicieuse ! ... C’est ça qu’il faut extraire.

     

     


    Edward Albee
    in Qui a peur de Virginia Woolf ? (1962)

     

     

     

     

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    Nouveaux Délits  - Octobre 2015  -  ISSN : 1761-6530  -  Dépôt légal : à parution  -  Imprimée sur papier recyclé et diffusée par l’Association Nouveaux Délits

     

     

     

    Coupable responsable: Cathy Garcia

     

    Complice illustrateur : Jacques Cauda

     

     

     

    http://larevuenouveauxdelits.hautetfort.com

     

     

     

     

     

     

  • Cahors - Réunion-débat : les conséquences de Fukushima

     

    Vendredi 11 septembre 2015 à 20h30

     

    à la Bourse du Travail,

    Place Claude Rousseau, 46000 Cahors

     

    Janick Magne, Professeur de Français à Tokyo, fera le point sur les conséquences alimentaires et physiques de Fukushima et sur la situation au Japon, qui s'est passé d'énergie nucléaire pendant 2 ans...

    Sera également présent André CROUZET : Membre du Réseau Sortir du Nucléaire & de l'association Stop Golfech, engagé dans la promotion des énergies renouvelables.

     

     

     

  • 1ère exposition d'Art Marginal à Montcuq - 1er au 15 août 2015

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    Du 1er au 15 août 2015, le vaisseau-mère des Martiens de l’art débarque à la Factory 19 de Montcuq. Ceci n’est pas une invasion, mais une rencontre pacifique, p...endant laquelle la délégation des Aliens échangera des informations avec les hôtes terriens conduits par l’artiste ufologue Marcel Bénaïs.

    Les Visiteurs – le Festival International d’Art Marginal « Le Grand BAZ’ART » de Gisors et la Galerie Apartée – installeront dans les locaux de la Factory 19 les œuvres d’une trentaine de créateurs de 9 pays, tous représentatifs d’une facette de l’art marginal : de l’art brut et naïf jusqu’aux abords de la figuration libre. Ainsi, les Visiteurs apporteront des messages picturaux envoyés par des grands noms tel André Robillard, Hubert Duprilot, Jérôme Bouscarat, Targo Youwann Istanto, Tatiana Samoïlova, Dion Hitchings, Bob Hoke, Julia Sisi, Dan Casado, pour en citer quelques uns, auquels répondront les artistes locaux, Marcel Bénaïs, Denise Grisi et Maurice Erasme.

    La rencontre du troisième type durera deux semaines pendant lesquelles certains des créateurs viendront sur place pour quelques jours, à tour de rôles. Des discussions autour de l’art brut et marginal seront également organisées à la Médiathèque et un vernissage ouvert à tous aura lieu le 1er août, à partir de 18h30, sur les Allées du Souvenir face à la Factory 19. Toutes les œuvres seront proposées à des prix étudiés pour permettre l’accès des passionnés aux créations originales d’artistes qui comptent parmi les plus célébrés du moment, dans le milieu de l’art marginal et de l’art tout court.

    L’Art Brut – à l’origine, le nom donné par Jean Dubuffet à sa collection d’art asilaire, médiumnique et visionnaire – désigne la production des créateurs que Dubuffet, à la recherche de l’impulsion créatrice primaire la plus pure, voulait « indemnes de toute culture » et de toute intention ou conscience artistique. Essentiellement, l’art des créateurs qui s’ignorent et qui ne font que répondre à un besoin vital, à une condition de survie.

    André Robillard a été une des dernières découvertes de Jean Dubuffet, à la fin des années 60, et il est le seul aujourd’hui en vie. Sa création, indissociable de sa biographie et de son trauma originel, a fait l’objet de plusieurs films, d’un portrait dans le magazine Raw Vision – la référence absolue pour l’art brut à l’international – ainsi que d’un grand nombre d’expositions, dont un grand événement monographique qui lui a été dédié à la fin de 2014 au Musée de la Collection de l’Art Brut à Lausanne.

    L’Art marginal, terme plus englobant et historiquement plus approprié que l’expression « art singulier », représente toute une famille artistique construite symboliquement autour de l’Art Brut, ayant en commun avec celui-ci la même révérence pour l’impulsion créatrice spontanée, pour l’expression complètement libre et pour le déni de codes esthétiques établis, la distinction essentielle étant la conscience et l’intention artistique dont les artistes marginaux ne sont pas dépourvus. Initialement l’apanage des artistes autodidactes, cette philosophie est de nos jours partagée par une frange beaucoup plus large de créateurs aux parcours aussi différents que leur art.

    L’exposition sera ouverte au public le dimanche matin et chaque après-midi du mardi au samedi, à partir de 15H, en présence des commissaires : Marcel Bénaïs, Jean Luc Bourdila et Oana Amăricăi. Entrée libre. Pour plus d’informations appelez-nous au 0608615826 ou bien écrivez-nous à marcelbenais.peint@neuf.fr ou contact@grand-baz-art.fr.

     

     

  • Gilles LADES se livre sur Radio Occitania

     

     « Le chemin est sans indulgence pour qui s’en détourne », avertissait Edmond Jabès. Gilles Lades ne s’est jamais détourné du chemin. Il chemine toujours, parfois dans des « Chemins contremonts ». Il nous ouvre la route et nous invite à le suivre pour contempler toutes choses comme elles sont, c’est-à-dire, infinies. Sa vision du monde qu’il nous livre au terme d’étincelants recueils, pourrait s’inscrire dans ces trois vers de Gary Snyder :

     

    Ni paradis, ni chute

     Seule la terre qui perdure

     Le ciel toujours en mouvement.

     

     

    Une assertion de René Char plaisait beaucoup à Gaston Puel : « Les peintres sont les témoins, nous les poètes, nous sommes les acteurs ». En écrivant cela, je prends conscience de ce que Gaston Puel manque. Et je me console avec le jugement de Michel Del Castillo : « Ceux qui manquent ne meurent point. Ils occupent ce vide qui nous hante et auquel nous nous heurtons ».

     

    Gilles Lades est un acteur du monde. Ses livres sont des actes qui mettent le feu aux fusées éclairantes qui nous font deviner le monde dans une beauté inattendue et pourtant familière qu’il nous révèle. Ce poète d’une noble pudeur se livre dans l’émission du jeudi 16 juillet 2015 que je vous invite à écouter en cliquant sur :

    http://les-poetes.fr/emmission/emmission.html

     

     

    Le compte-rendu de l’émission:

     

    *

    Cette émission complète les émissions déjà consacrées à Gilles Lades. Dans les premières émissions, il a été donné essentiellement lecture des poèmes de cet auteur qui éclaire la poésie d’expression française depuis près de 40 ans et qui, à l’apogée de son art, poursuit son œuvre, la prolonge avec l’humilité - devant la force de la parole ainsi créée - des plus grands artistes de notre temps. L’homme est discret, s’efface et laisse généralement tout l’espace à ses textes.

     

    Dans cette émission centrée sur l’entretien avec Christian Saint-Paul, fait rare, il se livre. Le poète se laisse approcher, s’explique sans détours sur les arcanes de sa création littéraire, dominée par la poésie. Gilles Lades est aussi un critique de talent qui saisit avec justesse le sens des textes et dispense cette clarté sur les livres et les poètes dont il parle.

     

    Ce qui lui est demandé ce jeudi soir de juillet, c’est d’être à la fois l’objet et le sujet ; même s’il est plus facile de parler des autres que de soi, Gilles Lades réussit étonnamment l’exercice, avec toujours cette humilité naturelle au sens le plus noble du terme.

    Nous apprenons qu’il a écrit au sortir de l’adolescence. Émergeant de « ces profondeurs difficiles », il vécut une sorte de crise d’identité. Il s’aperçut que l’écriture pouvait l’aider à se retrouver lui-même. Son premier réflexe fut de se réfugier dans la poésie classique. Puis la lecture des poètes contemporains l’orienta vers la modernité. L’aventure intérieure solitaire était en route. Très vite, elle prend une autre dimension. 

     

    Etudiant en Lettres, il comprend qu’il fait de la littérature. L’écriture est alors un enjeu bien au-delà de l’apprivoisement des tourments adolescents. Il va falloir dire le monde. Et évaluer cette parole. Il lance alors des messages. Il adresse des textes à Jean Malrieu qui lui répond : « vos poèmes sont bons ». Il voit Joseph Deltheil qui lui prodigue ce conseil : « il faut vous assurer que vous êtes plein de vous-même ». La formule fera mouche. Gilles Lades n’écrira que lorsqu’il sera assuré « d’être plein de lui-même ».

     

    C’est alors que durant ces premières années de professorat, loin de son Sud-ouest chéri et immergé dans l’apprentissage d’un métier accapareur, il observa un silence initiatique. Six ou sept ans. Puis l’écriture revint. On se forge à travers le doute, constata-t-il. Ce doute, qui est donc une force, lui fait aussi connaître « des moments de désert ». La lecture de René-Guy Cadou lui a donné l’élan pour trouver sa propre harmonie.

    Les recueils vont alors se succéder. Ils naissent d’une « liasse écrite pendant un ou deux ans ». Le livre « Le pays scellé » rend compte d’un temps et d’un espace un peu bloqué. Pour « Le chemin contremont », tous les poèmes venaient se magnétiser sur cette idée de montée. « Lente lumière » est le constat de ne pouvoir faire émerger la lumière que difficilement. Pour chaque livre, explique le poète, je suis animé d’une idée forte.

     

    Cependant, l’auteur n’est jamais dans la certitude. Inguérissable maladie bienfaisante du doute. A chaque livre, il faut tout reprendre à zéro. Recommencer en innovant sans cesse.

    Dans sa posture de poète, Gilles Lades se juge « désintéressé ». Le seul enjeu est l’aboutissement d’une écriture, la mieux réussie possible. « Je ne crois pas être doué pour le bonheur, avoue-t-il, vivre c’est magnifique pourvu qu’on ait un peu de liberté ».

    C’est un grand lecteur de poésie. Il signe des critiques pour des revues, notamment pour « Friches ». Il aime relire Verlaine, Cadou, des ciseleurs comme Reverdy. Il a éprouvé un peu de crainte face au surréalisme, mais André Breton est un très grand poète. Il lit beaucoup les poètes étrangers, considérant que tous les grands auteurs sont à découvrir au fil de leurs œuvres.

     

    A partir d’un certain moment, son écriture s’est resserrée. La poésie est l’art de la quintessence. Le choix des mots le hante assez. « Est-ce le mot juste ? » Pour s’en assurer, il faut ressentir un brusque décalage. Le mot doit être inattendu. C’est la pratique du discernement.

    Pour Gilles Lades, la poésie n’est ni inutile ni gratuite. Elle est au commencement de l’homme. Dans la pratique de la poésie, on ne peut qu’être en prise avec le destin.

     

    L’entretien est entrecoupé de lecture de poèmes.

     

    Inédits de Gilles Lades :

     

    Le bleu d'hiver

    adouci de grands bois

    questionne qui seras-tu

    qu'as-tu perdu de toi ?

     

    pourrais-tu demeurer

    seul dans le cercle des jours

    face aux pierres dressées

    le chiffre des années

    les versants d'ombre

    sondant vers l'absolu silence ?

     

    qui t'aurait forcé d'être

    différent face aux mêmes collines

    de t'assombrir comme renié

    par le dévoilement de l'aube ?

     

    que deviendraient les mots

    une première fois tramés sur le métier

    puis laissés libres à courir jusqu'au bord du vide

    délaissés du souffle ? 

    *

    Page nouvelle

    pour le vers ou la ligne

    continue ronde

    emmeneuse de mots de mémoire

    de villes de rumeurs

    de front fermé sur l'impossible

     

    page

    qui m'attend

    que j'espère

    au début de moi-même

    de barrières levées sur la piste blanchie

    par l'arrivée soudaine d'un pépiement de fleurs

    par le souffle écrivant le long des rameaux du jasmin

    *

     

    par Christian Saint-Paul  

    émission à écouter sur http://les-poetes.fr

     

     

     

  • Rencontres cinématographiques à Lugagnac autour de Louis Malle

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    En 2015 est né le projet communautaire : Les rencontres cinématographiques en Sud-Quercy, qui devrait, d’année en année, en tournant sur différents villages de la Communauté de Communes du Pays de Lalbenque-Limogne, mettre en avant le lien entre cinéma et ruralité.

    Pour la première édition, Lugagnac a pris l’initiative d’honorer Louis Malle à l’occasion du vingtième anniversaire de sa disparition, les 27, 28 et 29 juillet prochains.

    « … Le Causse est ma source, ma racine… » Louis Malle

    Louis Malle résidait régulièrement à Lugagnac et fut l’un des rares réalisateurs à filmer le Causse et sûrement le premier en 1974 avec « Black Moon », entièrement tourné autour de Lugagnac et de Concots. Le film « Lacombe Lucien » fut tourné à Figeac et en différents endroits du Lot.

    Les habitants de Lugagnac ayant tissé des liens étroits avec Louis Malle et sa famille, son souvenir reste vivace dans les esprits. C’est pour cela que les associations les Amis de Lugagnac et le Comité des Fêtes, l’association Causse Mopolite, en collaboration avec Ciné-Lot, porte ce projet-hommage à travers une série de films du réalisateur qui seront projetés de 11 h du matin à minuit, durant ces trois journées (voir programme). Enfin un documentaire (réalisé par le Collectif « Mauvaise Herbe Films ») sur la population locale ayant connu Louis Malle ou présents dans les films tournés dans la région sera projeté pour la dernière soirée.

    La sélection des films a été faite en concertation avec Justine Malle, fille du cinéaste, elle-même réalisatrice et marraine de la manifestation.

    Les Rencontres c’est aussi

    Une Déambulation : Le premier jour aura lieu à 18 heures une déambulation dans Lugagnac, mise en images par les dessins d’Odile Viale et en musique par la Fanfare Le Mystère desEléphants. Elle se terminera par l’inauguration de la place Louis Malle.

    Un Espace d’accueil - Bar - Librairie : jouxtant le lieu des projections en plein air, il sera ouvert en continu de 11h à 24h.

    Des Concerts : Avant les projections, le trio Verbieze animera le début de soirée avec un programme où les compositions originales alterneront avec des reprises de standards de jazz, genre musical favori de Louis Malle.