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ÉDITIONS ASSOCIATIVES NOUVEAUX DÉLITS - Page 27

  • Les poètes, Christian Saint-Paul, radio Occitania

     

    Chères et chers amis,

     

    Partout les expositions sur la guerre 14 - 18, les publications, les films se multiplient. Toulouse à la Bibliothèque du Périgord réalise une exposition remarquable avec la collaboration de notre fervent archiviste municipal François Bordes ; en Ariège on publie un gros livre sur les soldats du 17ème qui est une mine de renseignements sur ce qu'endurèrent nos proches ancêtres. Et 2014, c'est aussi le centenaire de l'assassinat du personnage le plus mythique de Toulouse : Jean Jaurès. Rémy PECH, Jean-Michel DUCOMTE, Jordi BLANC nous ont déjà légué de beaux et passionnants ouvrages sur le grand homme; l'invité de l'émission du jeudi 9 octobre, Francis PORNON, lui, nous livre un livre d'art sur "Jaurès à Toulouse, lieux et mémoire", superbement illustrés des dessins d'Amina IGHRA. C'est le livre qui manquait pour cerner encore un peu plus l'exceptionnelle personnalité de celui qui repose au Panthéon, philosophe qui aimait tant la poésie (le premier à rédiger une note de lecture sur Rimbaud) et la langue occitane.

    Cathy GARCIA poursuit son aventure éditoriale depuis plus de dix ans maintenant. Elle rejoint cette myriade d'acteurs sans lesquels la poésie contemporaine ne serait pas ce brûlot permanent qui réchauffe la froideur d'une époque standardisée par les médias.

    Vous pouvez écouter l'émission en cliquant sur : http://les-poetes.fr/emmission/emmission.html

     Le compte-rendu de l'émission :

    *

    En préambule, Christian Saint-Paul exprime sa reconnaissance à ses amis qui lui ont offert ce très beau livre : "Les Poilus Ariégeois dans la Grande Guerre" 1914 - 2014; 1919 - 2019; hommage aux soldats de l'Ariège et de Midi-Pyrénées mobilisés au 17ème Corps d'Armée. Ouvrage collectif de l'Association du Centenaire de la Grande Guerre en Ariège, dédié à Julien, Gustave Langrenez, né le 24 octobre 1898 à Benagues, mort au champ d'honneur à 17 ans le 4 septembre 1916 dans la Somme.

    C'est une collaboration exceptionnelle de rédacteurs pertinents qui a abouti à la réalisation de ce puissant ouvrage qui fait le bilan érudit de l'implication de nos soldats occitans dans cette guerre terrible. Enrichi superbement de photos d'époque, de dessins, de croquis de batailles, ce livre d'Histoire nous rappelle que 162 334 soldats de cette région, qui englobe les trois quarts de l'Occitanie et qui va de Bordeaux à Montpellier, ont donné leur vie pour la France. Pour le centenaire d'évocation de cette guerre épouvantable qui a préparé la suivante, il est bon de se souvenir, par la richesse des détails qui font la réalité des choses, de nos proches ancêtres qui ont subi tant de souffrances.

    Le livre peut être commandé en relation avec la ville de Pamiers.

     

    Christian Saint-Paul signale la parution de: NOUVEAUX DÉLITSRevue de poésie vive et dérivesNuméro 49

    Oct. Nov. Déc. 2014

     Cathy GARCIA poursuit inexorablement son excellent travail éditorial et nous livre un nouveau numéro aussi dense et soigné que les précédents. Une mise en page impeccable, des illustrations originales d'une évidente réussite esthétique  - il faut dire que Cathy est aussi une artiste accomplie (dessins, peintures, collages, photographies) - et un sommaire éclectique et ouvert sur le monde. Voici ce qu'elle écrit en guise d’édito :

     

    Le missionnaire européen était assis accroupi avec les Indiens Hurons en grand cercle autour d’un feu de camp. C’était une position à laquelle il n’était pas habitué, et il avait le sentiment qu’elle ne l’aiderait pas à convaincre les Indiens de partager son point de vue. Néanmoins il leur a exposé courageusement l’idée selon laquelle il n’était pas un mais deux. En l’entendant les guerriers ont éclaté de rire et ont commencé à jeter de gros bâtons et de la poussière dans le feu. Un étrange mélange de terreur et de ressentiment a alors envahi le cœur du missionnaire. Lorsque les rires ont cessé, il a poursuivi son exposé. Avec patience, il a expliqué aux sauvages que ce corps fait de chair et de sang qu’ils voyaient assis devant eux n’était qu’une coquille extérieure, et qu’en lui un corps invisible plus petit habitait, qui un jour s’envolerait pour vivre dans les cieux. Les Hurons ont gloussé de plus belle, en se faisant des signes de tête entendus tout en vidant les cendres de leurs pipes en pierre dans le feu crépitant. Le missionnaire avait le sentiment d’être profondément incompris, et était sur le point de se lever pour regagner sa tente, vexé, lorsqu’un vieil homme près de lui l’a arrêté en lui saisissant l’épaule. Il lui a expliqué que tous les guerriers et les chamans présents dans le cercle connaissaient l’existence de ces deux corps et qu’ils avaient également de petits êtres qui vivaient en eux, au cœur de leurs poitrines, et qui s’envolaient eux aussi au moment de la mort. Cette nouvelle a réjoui le missionnaire, et l’a convaincu que les Indiens étaient désormais sur le même chemin spirituel que lui. Avec un zèle renouvelé, il a demandé au vieil homme où, selon son peuple, ces petits êtres intérieurs s’en allaient. Les Hurons ont tous recommencé à rire, et le vieil homme a désigné du doigt la cime d’un énorme cèdre millénaire dont la silhouette se dressait dans la lueur du feu. Il a dit au missionnaire que ces « petits êtres » allaient au sommet de cet arbre puis descendaient dans son tronc et ses branches, où ils vivaient pour l’éternité, et que c’était pour cela qu’il ne pouvait pas l’abattre pour construire sa petite chapelle.

    Sam Shepard in Chroniques des jours enfuis
     

    Au sommaire de ce numéro : 

    Délit de poésie : Thomas Sohier, Patrick Devaux (Belgique) et Jean-Jacques Dorio

    Délit pin pom et autres poèssessions : Paul Fréval

     Délit de réponse : Pascale de Trazegnies & Cathy Garcia,

    Poème  pour  deux  voix  ou  deux  mains

     Délit de suite dans les idées : Cyril C. Sarot, Ces traces laissées dans le sable

     Résonances : Chroniques du Diable consolateur de Yann Bourven

     

    Saint-Paul renonce à lire ce jour, le poème à deux voix ou deux mains de Pascale de Trazegnies & Cathy Garcia, car ce texte doit être lu comme il est bien précisé, à deux voix.

    Lecture d'un texte plein d'humour de Cyril C. Sarot.

    Le n° 6 €, abonnement : 25 € à adresser à Association Nouveaux Délits, Létou, 46330 Saint Cirq-Lapopie.

     

    Christian Saint-Paul reçoit son invité, l'écrivain et poète Francis PORNON qui vient de publier chez Loubatières  : "Jaurès à Toulouse  lieux et mémoire"

     

    Le sait-on ? Jean Jaurès – « apôtre de la paix » – fut adjoint au maire à Toulouse durant deux ans et demi. Il laisse dans la Ville rose une empreinte indélébile de son engagement et de ses réalisations. Voici des écoles et des facultés, le théâtre et les Beaux-Arts, mais encore des lieux de rencontre comme l’ex-hôtel d’Espagne et le siège du Parti Ouvrier de France, ou même des lieux de conciliation comme l’ex-dépôt des tramways hippomobiles… C’est un beau livre contenant une série de textes inédits (évocations personnelles et littéraires) préfacés par Georges Mailhos et postfacés par Jean-Michel Ducomte, dont le contenu historique est avéré et garanti par l’historien Rémy Pech, avec en regard des illustrations artistiques originales (dessins au crayon et au fusain) de l’artiste Amina Ighra. Il s’agit d’une démarche singulière parmi les publications touchant Jaurès, propre à évoquer à la fois les traces de la pratique du personnage dans la ville, aussi bien que son génie humaniste devenu tutélaire de la République.

    97 pages, 25 €

     

    Au cours de l'entretien avec l'auteur, lecture d'extraits du livre. Comme le souligne fort bien, avec cette aisance d'analyse qui fait sa renommée, Georges MAILHOS, "ce livre est un livre de conviction, d'agrément et d'amour, et, au total, de plaisir, comme savait le définir Jaurès, celui qui "prend le cœur, en même temps que le cerveau". Par la plume et le crayon de nos auteurs, ces lieux deviennent des sites où choses et gens, pour faire figure, ne se détachent et ne prennent sens que dans un paysage mémorial et symbolique."

    Il peut paraître étonnant que les deux séjours de Jean Jaurès à Toulouse, une fois deux ans, une autre fois deux ans et demi, ait pu à tel point imprégner la ville pour une heureuse postérité. Jaurès fut maître de conférences à la Faculté des Lettres et c'est au sein du Conseil Municipal qu'il exerça avec ferveur les fonctions d'adjoint au maire chargé de l'instruction publique. Ceci au cours d'une période de notre histoire où l'éducation était un des principaux enjeux de l'innovation politique. Mais c'est aussi à Toulouse et cela se prolongera même lorsqu'il aura quitté la cité, que Jaurès donna à "La Dépêche de Toulouse" (devenu aujourd'hui "La Dépêche du Midi") ses articles les plus fameux et ses critiques littéraires qu'il signait "le liseur". L'ensemble de cette action dynamique constitue un irremplaçable témoignage de cette époque.

    Francis PORNON évoque tous les lieux visités dans son livre et si bien restitués par les dessins d'Amina IGHRA. Le portrait qu'elle réalise de Jaurès et qui est en couverture du livre, est saisissant de vie; c'est un Jaurès loin des clichés du barbu sévère, son visage dégage une jeunesse au regard clairvoyant et terriblement bienveillant.

    Francis PORNON a bâti son livre comme une œuvre littéraire avant tout. C'est en poète qu'il observe son sujet, homme mythique assurément, évoluer dans la ville et dans la pensée. Il le suit, en s'immisçant dans ce chemin, en mêlant ses propres souvenirs des lieux à ceux du début du XXème siècle. Il en résulte un récit vivant, sensible et une vraie appropriation des lieux par le lecteur.

    Beaucoup de ces lieux à découvrir en lisant le livre, en un siècle ont changé. Tel grand magasin occupe par exemple l'emplacement du Café de la Paix (nom prémonitoire) que fréquentait Jaurès avec ses collègues de la Faculté.

    Il y a une délectation à lire ce livre, si bien conçu, qu'il est un livre d'art; le plaisir bien entendu est encore accru pour les toulousains qui vénèrent toujours les lieux dont il s'agit. Mais c'est aussi le souffle de l'histoire et de l'esprit qui accompagne ces promenades où nous entraînent Francis PORNON. Il nous fait imaginer la confrontation Jaurès Guesde, Jaurès de Fitte, le tribun étant avant tout un philosophe dont la thèse de doctorat portait sur la réalité du monde sensible. Il voulait que la culture s'adresse à tous, ce qui à l'époque était une authentique audace. Au lycée de Fermat, son discours de distribution des prix, dans cette noble demeure, résonne encore dans les vieux murs et pourrait être écrit aujourd'hui : "La vie a singulièrement resserré devant vous, jeunes gens, l'espace du rêve ; la lutte pour l'existence est devenue tous les jours plus rude ; toutes les vois sont encombrées et piétinées et vous le savez, et de bonne heure vous faîtes effort".

    L'émission s'achève sur les dernières phrases de la postface de Jean-Michel DUCOMTE: "Jean Jaurès est inscrit dans l'asphalte et la pierre de Toulouse, cela le savent même ceux pour qui l'évocation de son nom se limite à une commodité. Mais la mémoire de ce qu'il fut et continue de représenter se loge principalement dans l'imaginaire ou la pensée de tous ceux que continue encore de guider l'exemple de son action et la grandeur de sa pensée. Ceci rend d'autant plus incompréhensible, alors que les Toulousains lui rendaient un ultime hommage en 1924 lors de la translation de ses cendres au Panthéon, le silence de la municipalité radicale du moment conduite par Paul Feuga".

    Merci à Francis PORNON de nous avoir donné pour notre patrimoine historique et littéraire toulousain, ce livre aux correspondances parfaites entre les textes et les dessins d'Amina IGHRA, les deux artistes s'inscrivant dans un même élan lyrique mais sobre.     

     

    Amitiés à tous,

    Christian Saint-Paul  

    http://les-poetes.fr

     

     

     

  • L'Association Nouveaux Délits ?

    L'Association est née à St Cirq-Lapopie en décembre 2009, principalement pour donner un cadre officiel à la publication de la revue Nouveaux Délits née en 2003. Il a été lancé en 2016, une collection de délits buissonniers qui met à l'honneur des auteurs déjà publiés dans la revue.

     

    L'association a publié également des auteurs et artistes membres actifs de l'association. Il ne s'agit pas d'édition à compte d'éditeur : sept publications entre 2010 et 2014 dont les droits ont été volontairement et intégralement reversés à l'association afin qu'elle puisse continuer à exister. L'association n'a jamais demandé de subvention, elle ne fonctionne que sur les abonnements, adhésions, commandes de livres plus la vente occasionnelle de cartes d'artiste réalisées par sa fondatrice, la poète et artiste Cathy Garcia Canalès qui carbure à la passion et au temps donné.

     

    L'association souhaitait également favoriser le lien social en milieu rural, autour de la lecture, l'écriture et de l'expression artistique sous toutes ses formes mais également dans les actions solidaires et dans ce cadre a participé ou organisé des évènements et a proposé des rencontres, ateliers, lectures... 

     

    Il se trouve cependant que le manque d'intérêt des institutions, la difficulté de diffuser la culture non formatée – et surtout la poésie contemporaine – en milieu rural et la précarité des moyens, ont rapidement limité la possibilité des activités sur le plan local, et ce d'autant plus que les adhérents sont dispersés aux quatre coins de la France et au-delà. C'est donc principalement son activité éditoriale qui n'a pas perdu en dynamisme, bien au contraire, et qui continue à tisser des liens très riches sur un très vaste territoire géopoétique.

     

     

     

  • Gaz de schiste et géologie du Quercy et Périgord Noir

     Conférence au Musée du Pech Merle / Fête de la Science 2014
     
    Vendredi 17 octobre, 20h30, entrée libre


    C’est la nouvelle ressource annoncée comme un eldorado énergétique ! La région du Quercy -­‐ Périgord Noir est pleinement concernée par le sujet car sa géologie la rend potentiellement favorable au gaz de schiste ou de houille. Cela a poussé des sociétés pétrolières à déposer des demandes de permis pour explorer cette ressource. La demande du "Permis de Cahors" a été rejetée en 2012 et celle de la région de Brive
    en 2013 mais le dossier "Gaz de schiste" en France n'est clairement pas fermé. Quelle est cette géologie caussenarde? Pourquoi serait-­‐elle favorable au gaz de schiste? Où se trouverait ce gaz? Quelles seraient les conséquences pour notre région où le karst est si présent?

    Par Jean-­Paul Liégeois, géologue au Musée Royal de l’Afrique Centrale à Tervuren et professeur à l’Université Libre de Bruxelles

     

     

     

     

     

     

  • Revue Nouveaux Délits, le numéro 49

     

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    Oct. nov. déc. 2014

     

     

    En guise d’édito :

     

    Le missionnaire européen était assis accroupi avec les Indiens Hurons en grand cercle autour d’un feu de camp. C’était une position à laquelle il n’était pas habitué, et il avait le sentiment qu’elle ne l’aiderait pas à convaincre les Indiens de partager son point de vue. Néanmoins il leur a exposé courageusement l’idée selon laquelle il n’était pas un mais deux. En l’entendant les guerriers ont éclaté de rire et ont commencé à jeter de gros bâtons et de la poussière dans le feu. Un étrange mélange de terreur et de ressentiment a alors envahi le cœur du missionnaire. Lorsque les rires ont cessé, il a poursuivi son exposé. Avec patience, il a expliqué aux sauvages que ce corps fait de chair et de sang qu’ils voyaient assis devant eux n’était qu’une coquille extérieure, et qu’en lui un corps invisible plus petit habitait, qui un jour s’envolerait pour vivre dans les cieux. Les Hurons ont gloussé de plus belle, en se faisant des signes de tête entendus tout en vidant les cendres de leurs pipes en pierre dans le feu crépitant. Le missionnaire avait le sentiment d’être profondément incompris, et était sur le point de se lever pour regagner sa tente, vexé, lorsqu’un vieil homme près de lui l’a arrêté en lui saisissant l’épaule. Il lui a expliqué que tous les guerriers et les chamans présents dans le cercle connaissaient l’existence de ces deux corps et qu’ils avaient également de petits êtres qui vivaient en eux, au cœur de leurs poitrines, et qui s’envolaient eux aussi au moment de la mort. Cette nouvelle a réjoui le missionnaire, et l’a convaincu que les Indiens étaient désormais sur le même chemin spirituel que lui. Avec un zèle renouvelé, il a demandé au vieil homme où, selon son peuple, ces petits êtres intérieurs s’en allaient. Les Hurons ont tous recommencé à rire, et le vieil homme a désigné du doigt la cime d’un énorme cèdre millénaire dont la silhouette se dressait dans la lueur du feu. Il a dit au missionnaire que ces « petits êtres » allaient au sommet de cet arbre puis descendaient dans son tronc et ses branches, où ils vivaient pour l’éternité, et que c’était pour cela qu’il ne pouvait pas l’abattre pour construire sa petite chapelle.

    Sam Shepard in Chroniques des jours enfuis

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    AU SOMMAIRE

     

     

    Délit de poésie : Thomas Sohier, Patrick Devaux (Belgique) et Jean-Jacques Dorio

     

    Délit de poèse : Paul Fréval

     

    Délit de réponse : Pascale de Trazegnies & Cathy Garcia,

    Poème  pour  deux  voix  ou  deux  mains

     

    Délit de suite dans les idées : Cyril C. Sarot, Ces traces laissées dans le sable

     

    Résonances : Chroniques du Diable consolateur de Yann Bourven

     

     

    Les Délits d’(in)citations sont aux petits coins.

    Vous trouverez le bulletin de complicité. Bien-sûr que vous trouverez le bulletin de complicité !!

     

     

    Illustrateur : Jean-Louis Millet

     

    Les illustrations ont été réalisées par détournements d’œuvres de van Gogh, Rodin, Schiele, Drakkar, van Malderghem, anonymes préhistorique, celte, hopi, internet, cg & jlmi.

     

     

    Et si vous alliez faire un tour au Musée Improbable ?http://jlmi94.hautetfort.com/

     

     

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    Mon tragique à moi, c'est la vie quotidienne : la muflerie, la stupidité, le comportement de l'homme moyen, une sorte de méchanceté uniforme et institutionnelle.

     

    Francis Blanche

     

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    Fred Vargas - Nous y voilà, nous y sommes (2007)

    Nous y voilà, nous y sommes. Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de l’incurie de l’humanité, nous y sommes.

    Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l’homme sait le faire avec brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu’elle lui fait mal. Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos qualités d’insouciance.

    Nous avons chanté, dansé.

    Quand je dis « nous », entendons un quart de l’humanité tandis que le reste était à la peine.

    Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides à l’eau, nos fumées dans l’air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les mines, nous avons mangé des fraises du bout du monde, nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu’on s’est bien amusé.

    On a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles, comme faire fondre la banquise, glisser des bestioles génétiquement modifiées sous la terre, déplacer le Gulf Stream, détruire un tiers des espèces vivantes, faire péter l’atome, enfoncer des déchets radioactifs dans le sol, ni vu ni connu.

    Franchement on s’est marré. Franchement on a bien profité.  Et on aimerait bien continuer, tant il va de soi qu’il est plus rigolo de sauter dans un avion avec des tennis lumineuses que de biner des pommes de terre. Certes.

    Mais nous y sommes. A la Troisième Révolution.  Qui a ceci de très différent des deux premières (la Révolution néolithique et la Révolution industrielle, pour mémoire) qu’on ne l’a pas choisie. « On est obligés de la faire, la Troisième Révolution ? » demanderont quelques esprits réticents et chagrins.

    Oui.

    On n’a pas le choix, elle a déjà commencé, elle ne nous a pas demandé notre avis.  C’est la mère Nature qui l’a décidé, après nous avoir aimablement laissés jouer avec elle depuis des décennies. La mère Nature, épuisée, souillée, exsangue, nous ferme les robinets.  De pétrole, de gaz, d’uranium, d’air, d’eau.

    Son ultimatum est clair et sans pitié : Sauvez-moi, ou crevez avec moi (à l’exception des fourmis et des araignées qui nous survivront, car très résistantes, et d’ailleurs peu portées sur la danse).  Sauvez-moi, ou crevez avec moi.

    Évidemment, dit comme ça, on comprend qu’on n’a pas le choix, on s’exécute illico et, même, si on a le temps, on s’excuse, affolés et honteux.

    D’aucuns, un brin rêveurs, tentent d’obtenir un délai, de s’amuser encore avec la croissance. Peine perdue. Il y a du boulot, plus que l’humanité n’en eut jamais.

    Nettoyer le ciel, laver l’eau, décrasser la terre, abandonner sa voiture, figer le nucléaire, ramasser les ours blancs, éteindre en partant, veiller à la paix, contenir l’avidité, trouver des fraises à côté de chez soi, ne pas sortir la nuit pour les cueillir toutes, en laisser au voisin, relancer la marine à voile, laisser le charbon là où il est, - attention, ne nous laissons pas tenter, laissons ce charbon tranquille - récupérer le crottin, pisser dans les champs (pour le phosphore, on n’en a plus, on a tout pris dans les mines, on s’est quand même bien marrés).

    S’efforcer. Réfléchir, même.  Et, sans vouloir offenser avec un terme tombé en désuétude, être solidaire.  Avec le voisin, avec l’Europe, avec le monde.  Colossal programme que celui de la Troisième Révolution.  Pas d’échappatoire, allons-y.

    Encore qu’il faut noter que récupérer du crottin, et tous ceux qui l’ont fait le savent, est une activité foncièrement satisfaisante.  Qui n’empêche en rien de danser le soir venu, ce n’est pas incompatible.  A condition que la paix soit là, à condition que nous contenions le retour de la barbarie - une autre des grandes spécialités de l’homme, sa plus aboutie peut-être.  A ce prix, nous réussirons la Troisième révolution.  A ce prix nous danserons, autrement sans doute, mais nous danserons encore.

     

     

     

     

     

  • Festival de Lectures et Poésie à Maurs (15)

     

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    Cathy Garcia a le plaisir d'y faire l'auteur

    avec bouquins et d'y exposer des gribouglyphes... 

    mais aussi la revue et les publications de Nouveaux Délits.

    Rendez-vous samedi après-midi au salon ?

     

     

    Renseignements :
    Les Encantades, Pradeyrols, 15600 Boisset
    Contacts : 06 79 61 65 06 (Luc Guérant)
    06 29 91 50 57/ 04 71 45 10 75 (Arnaud Péan)
    encantades@free.fr

     

     

  • LES RENCONTRES de MAYRINHAC LENTOUR, 19 & 20 juillet 2014

    Vous pourrez retrouver Cathy Garcia avec ses livres et les publications de l'association, dimanche après-midi au Jardin des Livres. Dans une ambiance musicale, une rétrospective littéraire en présence d’auteurs invités les années précédentes avec des lectures d’extraits de leurs textes.

     

     

    http://www.patrimoine-et-culture.org/Depliant%202.pdf

     

    Créée en 2005 par l'Association Patrimoine et Culture, la manifestation annuelle de l'avant-dernier week-end de juillet "Les Rencontres de Mayrinhac-Lentour" a, dès l'origine, souhaité associer les habitants du village à des actions culturelles et artistiques de qualité dans lesquelles, ceux qui le désiraient, pouvaient trouver leur place pour manifester talents et savoir-faire.
    Ce temps de partage chaleureux trouve ses points d'ancrage dans les territoires des granges, ateliers, remises, jardins du bourg et la place du village. Expositions, démonstrations, interventions théâtralisées, rencontres d'écrivains, musique de rue...s'associent à deux ou trois soirées, selon les années, qui proposent un spectacle de théâtre, un concert de musique actuelle et une projection cinématographique.
    Depuis 2009, une thématique annuelle permet d'orienter et d'harmoniser les propositions mises en place.
    Quelle que soit la forme donnée à la manifestation lors de chacune de ses éditions, l'esprit permanent qui anime "Les Rencontres de Mayrinhac-Lentour" permet à chacun, villageois et visiteurs, de pouvoir partager,écouter, regarder, interroger, apprendre, discuter, danser, rire... pendant ce très convivial week-end de juillet.