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ÉDITIONS ASSOCIATIVES NOUVEAUX DÉLITS - Page 31

  • Christian Saint-Paul et l'émission Les Poètes

    Christian Saint-Paul encore une fois rend un bel hommage à la revue, au numéro 45 et a choisit de lire Jean Azarel. Vous y entendrez bien d'autres choses

    Une émission à écouter ici : http://les-poetes.fr/emmission/emmission.html

     

    En préambule Christian Saint-Paul signale que le N°12 de larevue Saraswati(revue de poésie d'art et de réflexion) vient de paraître : 130 pages (format A4), beaucoup de lecture en perspective donc. Les textes sont reproduits sur papier ivoire et les œuvres plastiques sur papier blanc glacé. Vous découvrirez dans ce numéro, entre autres, des textes inédits de Fernando Arrabal, Michel Butor, Michel Cosem, Michel Host, Luis Mizón et de d'autres poètes de grand talent. La thématique centrale est : La poésie hispanique contemporaine à travers deux hommes (le poète, dramaturge et cinéaste espagnol Fernando Arrabal et le poète argentin Luis Mizón) et deux femmes (Alicia Aza et Maria Baeza).
    Vous pourrez également lire de nombreux textes de réflexion sur la poésie en relation avec les autres arts - poésie et peinture, poésie et photographie, etc. -
    ou comme outil de connaissance de soi. Plusieurs intervenants, entre autres :
    E.Biedermann, B. Grasset, E. Hiriart, M. Host, C. Monginot, L. Podkosova...
    L'artiste invité est le
    photographe Maxime Godard (une vingtaine de pages de reproductions en couleur une interview). Vous découvrirez aussi dans ce numéro l'actualité littéraire du moment (Canut, Lévesque, Keranguéven, Terrien, etc...) commentée de façon approfondie par divers chroniqueurs dont Christian Saint-Paul ainsi que la "revue des revues" par Georges Cathalo.

     

    Pour acquérir ce numéro, il suffit de faire parvenir un chèque de 18,00€ + 3,00€ de port, soit 21,00€ en tout à l'ordre du trésorier : "Samuel Potier"et à l'adresse suivante :
    Revue Saraswati, B.P. 70041, 17102 Saintes cedex

    sans oublier de noter votre nom et votre adresse s'ils sont différents des mentions portées sur le chèque.
    La thématique du prochain numéro de Saraswati est notée sur la 3ème
    de couverture de ce N°12. N'hésitez pas à envoyer à la revue poèmes et textes
    de réflexion.

     

    Saint-Paul invite également les auditeurs et internautes à se procurer le n° 45 de la revue de poésie vive NOUVEAUX DELITS ; Cathy GARCIA y signe un éditorial où l’on reconnaît son humour et sa passion pour la poésie :

     

    « Vous avez remarqué, mis à part votre serviteuse et la merveilleuse illustratrice, nulle femme publiée dans ce numéro : QUE des hommes ! De quoi faire frémir le printemps féministe, un coup fatal aux normes de parité… Alors ? Je ne sais pas, cela doit être le printemps justement, la montée de la sève, l’érection des petites pousses et des bourgeons, quelque chose de l’ordre de l’élan premier, la fougue du yang, le redressement des lingams… Des hommes donc, mais ces hommes cependant écrivent de la poésie, et si ça, ce n’est pas faire preuve d’une certaine sensibilité - sensiblerie diraient les jaloux ; si ça, ce n’est pas mettre à nu une certaine féminité ! Voilà donc des hommes dévoilés, qui se répandent en mots pleins de force, de chagrin parfois, de beauté, de compassion aussi, d’attention à l’autre. Ils sont magnifiques, les hommes, quand ils posent leurs joujoux de guerre, leurs pelleteuses et leurs calculettes, leur arrogance de garçonnets cravatés trop serrés, quand ils transforment des pulsions en poésie, des colères en coléoptères, des bottes de plomb en papillons de duvet. C’est beau un homme quand il tient debout tout seul, nu face au soleil, quand il respire amplement, les pieds ancrés à la terre mère. C’est beau un homme qui chante et qui pleure, qui tend la main vers d’autres hommes, vers des femmes, des enfants, un chat, une chouette, une fleur. C’est beau un homme qui ouvre ses bras, qui s’invente des ailes, pas pour aller plus vite ou plus haut non, mais pour accomplir des rêves qui donneront des fruits à offrir et partager. Oui, c’est beau un homme, et tout particulièrement quand il est une femme aussi, et un enfant encore. Pas pour faire des caprices ou ne jamais rien assumer, non, mais pour conserver intacte sa capacité à s’émerveiller et pouvoir offrir et partager ce qu’il a vu, entendu, senti, créé. C’est beau un homme, quand il vise haut et juste, avec sa conscience propre, quand il a le cœur au courage et le désir du vivant. Alors surtout, continuez, les hommes, soyez beaux, surtout du dedans ! »

     

     

     

    Trois pages sont consacrées à une note de lecture complète du livre de Saïd MOHAMED « L’éponge des mots » (Les Carnets du Dessert de Lune, 2012).

     

    Les poèmes choisis dans ce numéro, sont tous des textes forts, ce qui tendrait à démontrer que les hommes aussi tiennent une bonne place dans la poésie d’aujourd’hui, à l’égal, ou presque diront certaines, des femmes.

     

    Sans rire, il a été difficile à Saint-Paul de sélectionner un auteur pour lire un extrait. De façon arbitraire, c’est Jean AZAREL qui fait entendre sa voix ; né au Canada il s’imprègne de Jack Kerouac, de Luc Dietrich, de Jack Alain Léger, d’Alain Jégou ou de Marie Huot. Ses œuvres sont éclectiques, d’un romantisme baroque. Derniers ouvrages parus : Papy beat generation, Hors Sujet 2010, Marche lente, Samizdat 2011, Itinéraire de l’eau à la neige, Gros Textes 2012.

     

    Lecture d’extraits de « De Lauze et d’air ».

     

     

     

    Saint-Paul recommande également la lecture d’actualité sur le devenir de la poésie du livre PAROLES DE POÈTES POÈTES SUR PAROLE de Jean-Luc POULIQUEN et Philippe TANCELIN. (13,50 € L’Harmattan)

     

    Lorsqu’un poète rencontre un autre poète au cours d’un festival de poésie au bord de la Méditerranée durant l’été 2012, sur quoi peuvent-ils bien échanger ?

     

    La parole que les deux poètes tiennent ici s’apparente autant à un dialogue socratique qu’à une incantation montant des intervalles de silence entre deux vagues de méditation sur l’engagement du poète de la scène de ses mots à la scène de l’histoire. Voir doc Ce livre qui s’inscrit dans nos interrogations permanentes, fera l’objet d’une prochaine émission.

     

     

     

    Saint-Paul révèle ensuite une des agréables surprises qui résulte très souvent de cette émission, cette fois-ci la réception parmi le courrier reçu d’un livre de poèmes de Jean-Paul ESCUDIER, avocat toulousain qui publie « poésies » aux éditions IXCEA (2, rue d’Austerlitz 31000 Toulouse, 96 pages, 12 €). Depuis son plus jeune âge, cet auteur a éprouvé le besoin de livrer ses états d’âme à la feuille blanche, de « mêler son sang à son encre » comme il l’écrit dans un de ses poèmes.

     

    Par pudeur, cet avocat notoirement réputé dans la ville et dans sa profession, et dont le métier consiste à parler des autres, n’a jamais voulu ni peut-être jamais pu parler de lui. Sur les très nombreux poèmes qu’il a écrits, l’éditeur en a choisi une quarantaine qui représentent un condensé de quarante ans de vie.

     

    C’est la face intime de la personnalité « solaire qui s’est réchauffée au soleil noir de son écriture dont le terreau est le néant » qui apparaît, pour le plus grand bien de la poésie, dans ce livre. Alain BORNE aussi, qui fût bâtonnier à Montélimar, était réservé dans son expression poétique qu’il fallait décrypter pour en saisir la fabuleuse portée. Jean-Paul ESCUDIER a été invité à venir parler de sa création à cette émission.

     

     

     

    Le fascicule sur le Café TROBAR n° 2 consacré à Bruno DUROCHER (1919-1996) a paru et est présenté lors des animations de la Fondacion Occitània. Saint-Paul lit en Oc et en français un poème de cet auteur atypique et exceptionnellement prolixe dont les éditions Caractères publie actuellement les œuvres complètes.

     

    C’est précisément la relecture des textes de DUROCHER qui a orienté Saint-Paul sur l’œuvre poétique de Primo LEVI.

     

    En effet, les « politiques locaux » de Toulouse ont décliné l’invitation à la soirée Durocher, alors qu’ils étaient présents à la soirée précédente qui réunissait un poète iraquien et une poétesse occitane. Pour nos notables élus, l’évocation de la Shoa semble apparaître comme liée à un sentiment de propagande sioniste.

     

    Devant cette misère intellectuelle qui domine hélas une bonne partie de la classe politique, étrangement devenue de plus en plus dogmatique et sectaire, les poèmes de Primo LEVI devaient être rappelés. Rassemblés en un mince recueil « A une heure incertaine » avec une préface de Jorge SEMPRUN (Gallimard collection Arcades) ils nous offrent le témoignage bouleversant de la quintessence de la pensée sans fard de cet écrivain, qui paya de sa vie les tourments de la Connaissance de la condition humaine. Voici ce que l’on peut lire en résumé de sa biographie :

     

    « Primo Levi est né à Turin le 31 janvier 1919 dans une famille juive mais peu pratiquante. Sa judéité, Primo Levi n'en prendra réellement conscience qu'avec l'apparition de la mentalité antisémite en Italie, vers 1938. Après avoir suivi des études de chimie, il part s'installer à Milan. En 1943, il s'engage dans la Giustizia e Liberta (organisation antifasciste installée dans les Alpes italiennes) et se fait arrêter le 13 décembre de la même année, à l'âge de 24 ans, par la milice fasciste. Il est interné au camp de Carpi-Fossoli, tout près de la frontière autrichienne.

     

    En février 1944, le camp, qui était jusque-là géré par une administration italienne, passe en mains allemandes : c'est la déportation vers Auschwitz. Il est libéré le 27 janvier 1945, date de la libération du camp par les soviétiques. Une fois la guerre finie, il épousera Lucia Morpugo, aura 2 enfants et dirigera une entreprise de produits chimiques. Pendant les derniers mois de sa vie, Primo Levi fut très affecté par la montée du révisionnisme et de l'indifférence. Profondément déprimé, le 11 avril 1987, il se jette dans la cage d'escalier de son immeuble. Sur sa tombe sont inscrits son nom et 174 517, son matricule à Auschwitz.

     

    Les déportés ont parfois honte de ce qui leur est arrivé : Levi, quant à lui, utilise toute situation pour témoigner de ce qui lui est arrivé. C'est une façon de résister : un combat contre l'oubli au quotidien ; son langage, sa personne même, sont des preuves qui appuient ce qu'il a écrit. Ferdinando Camon décrit ainsi Primo Levi dans l'avant-propos de son recueil de conversations :

     

    "Levi ne criait pas, n'insultait pas, n'accusait pas, parce qu'il ne voulait pas crier, il voulait beaucoup plus : faire crier. Il renonçait à sa propre réaction en échange de notre réaction à tous. Son raisonnement portait sur la longue durée. Sa modération, sa douceur, son sourire -qui avait quelque chose de timide, de presque enfantin- étaient en réalité ses armes". »

     

    Lecture d’extraits d’ « A une heure incertaine ».

     

  • Jean-Louis Millet - Ses vidéos - Art et questionnements

    Toutes les vidéos sont visibles ici : http://www.zen-evasion.com/video.htm

     

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    Jlmi - Série Noire IV - 2005

     

    "Depuis les années '90, la vidéo est un mode d'expression plastique au même titre que la peinture ou le sculpture.

     

    En peinture, la brièveté du geste est rendue possible par l'emploi de l'encre. En photo, on isole aisément un instant par essence fugitif. L'image obtenue, dans sa fixité, autorise la relecture et l'approfondissement.

     

    La vidéo permet de donner corps à cette quête par la succession rapide de séquences en apparence dissociées. Il y a là une réelle métabolisation du sujet, puis dissolution du jugement par à priori et retour à la nature brute, initiale, spontanée.

     

    C'est cette approche qui m'ouvre une nouvelle voie de travail.

     

    Un premier brouillon, "Ici réside un ailleurs", m'a montré les possibilités de l'outil par le panachage de séquences tournées ou détournées de films ou d'images d'actualité. Un travail plus formel' "des Mains et des Têtes" a été composé d'images fixes tirées de mon travail en peinture associé aux bronzes de Louise Bourgeois visibles aux Tuileries au niveau du Jeu de Paumes.

     

    Dans "Autodidaxie", j'essaie d'exprimer concrètement les apports extérieurs, conscients ou non, de la culture occidentale qui ont induit mon travail en peinture ouvert sur la culture asiatique.

     

     

    Images en sont le plus souvent insoutenables dans "Horrific Zapping" - dont les prémices se trouvent dans les vers libres de "Ainsi va le monde" et dans la toile "Sabra & Chatila" - je montre, jusqu'à l'absurde et la nausée, la cruauté de l'animal autoproclamé homme ...

     

     

    Pour se laver les yeux, sur un argument de Man Ray, j'ai assemblé des "Traces", dessins réalisés à l'ordinateur en 2004, en un "Cinépoème".

     

     

    Vidéo suivante : "Zulu Love Letter". Une lettre d'amour zoulou est un assemblage hétéroclite de petites choses de récupération, principalement des capsules de soda, organisées en un motif décoratif à "tiroirs" dans lesquels la ou le destinataire trouvera mots et preuves d'amour... Les séquences que j'ai associées parlent d'amours adultes et renferment donc des images de nus sans que cela aille au delà de ce que l'on voit communément sur nos écrans de télévision.

     

     

    Approche plus fantasmatique, " Hypnagogic Fantasies ", travail sur la période, plus ou moins brève, précédant le sommeil durant laquelle le conscient et l'inconscient s'enlacent, joute lascive qui s'achève avec l'endormissement total.

     

     

    Le détournement de photos assisté par ordinateur est la base de "Cinépoème 2". Comme source, des sites web. Comme outil, un logiciel courant. Restait la musique sur laquelle je n'ai pas su trancher. Cinq versions existent donc. Cinq émotions très différentes. Pour le définitif provisoire, j'ai retenu la version jazz avec le vibraphone du Modern Jazz Quartet sur un thème de JS Bach Tears from the Children. Un régal. Il existe deux versions classiques : Pergolèse, le Stabat Mater et Francis Poulenc, le Salve Regina; une version avec la voix planante de Hope Sandoval et une version musique du monde avec les percussions de Lou Harrison.

    (...)

     

    Second opus d'autodidaxie : "Autodidaxie 2", toutes les séquences ont été faites avec mon appareil photo numérique Sony DSC 3 en mode vidéo... "

    Jlmi

  • Revue Nouveaux Délits n°45

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    Avril-Mai-Juin 2013

     

    Vous avez remarqué, mis à part votre serviteuse et la merveilleuse illustratrice, nulle femme publiée dans ce numéro : QUE des hommes ! De quoi faire frémir le printemps féministe, un coup fatal aux normes de parité… Alors ? Je ne sais pas, cela doit être le printemps justement, la montée de la sève, l’érection des petites pousses et des bourgeons, quelque chose de l’ordre de l’élan premier, la fougue du yang, le redressement des lingams… Des hommes donc, mais ces hommes cependant écrivent de la poésie, et si ça, ce n’est pas faire preuve d’une certaine sensibilité - sensiblerie diraient les jaloux ; si ça, ce n’est pas mettre à nu une certaine féminité ! Voilà donc des hommes dévoilés, qui se répandent en mots plein de force, de chagrin parfois, de beauté, de compassion aussi, d’attention à l’autre. Ils sont magnifiques, les hommes, quand ils posent leurs joujoux de guerre, leurs pelleteuses et leurs calculettes, leur arrogance de garçonnets cravatés trop serrés, quand ils transforment des pulsions en poésie, des colères en coléoptères, des bottes de plomb en papillons de duvet. C’est beau un homme quand il tient debout tout seul, nu face au soleil, quand il respire amplement, les pieds ancrés à la terre mère. C’est beau un homme qui chante et qui pleure, qui tend la main vers d’autres hommes, vers des femmes, des enfants, un chat, une chouette, une fleur. C’est beau un homme qui ouvre ses bras, qui s’invente des ailes, pas pour aller plus vite ou plus haut non, mais pour accomplir des rêves qui donneront des fruits à offrir et partager. Oui, c’est beau un homme, et tout particulièrement quand il est une femme aussi, et un enfant encore. Pas pour faire des caprices ou ne jamais rien assumer, non, mais pour conserver intacte sa capacité à s’émerveiller et pouvoir offrir et partager ce qu’il a vu, entendu, senti, créé. C’est beau un homme, quand il vise haut et juste, avec sa conscience propre, quand il a le cœur au courage et le désir du vivant. Alors surtout, continuez, les hommes, soyez beaux, surtout du dedans !

     

    CG

     

     

    homme rivière aux étreintes

    mille fois renouvelées

    homme si vaste

    aux bras de sable

    homme profond

    de sagesse infinie

    Cathy Garcia

    in Salines

     

     

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    AU SOMMAIRE

     

     

    Délit de poésie :

     

    Samuel Dudouit, Patrick Tillard (Québec), Frédéric Ohlen (Nelle Calédonie)

     

    Jean Azarel, Nuage rouge, un hommage à la chanteuse Lhasa de Sela et un extrait De lauze et d’air, un poème fleuve qui prend sa source en Lozère.

     

    Nicolas Kurtovitch (Nelle Calédonie), L’attente des hommes alentours

     

     

    Résonances : L’éponge des mots de Saïd Mohamed

     

     

    Le bulletin de complicité bloque la sortie avec des appels de sève.

     

     

    Illustratrice :

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    Corinne Pluchart

    pluchart.corinne@orange.fr

     

    « Toujours près du Mont, mon Lieu. La mer... j'écris, je marche, je m'arrête, je cherche. Poète surtout, avec la mer, le vent, le temps, la vie et la lumière. »

     

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    L’homme du Tao aime le froid, il aime le chaud,

    il se rit de l’insuccès comme du succès, va son chemin, hilare.

     

    Nan Shan

    in Recueil de la colline du sud

     

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    CHAISE CONTRE BALAI

    LA chaise, sur laquelle se pose et se repose notre partie la plus charnue, LA chaise, une sorte de cul de remplacement en somme. Objet commun d’entre tous, objet d’une telle évidence et qui s’offre si généreusement « Prenez-donc une chaise. ». Quatre pieds bien ancrés, entre terre et ciel, nous offre une position qui n’a pas toujours été la nôtre, et qui d’ailleurs ne l’est toujours pas dans bien des endroits de notre planète. Quatre pieds bien arrimés, qui n’empêchent pas pour autant les enfants de s’en balancer, au risque de valdinguer, chaise et enfant confondus, six pieds en l’air. Serait-ce à dire que les enfants ont moins de respect pour ce si noble objet que nous, adultes, grands et responsables ? Les enfants préfèrent, à l’image de nos ancêtres et de nombreux peuples encore aujourd’hui, s’asseoir par TERRE. La chaise finalement ne serait-elle pas plus convenable que confortable ? Ce n’est pas Pharaon qui me contredirait qui fut sans doute le tout premier à vouloir affirmer sa puissance, en dominant un peuple accroupi aux dépends de son propre confort. En effet, les premiers sièges nous les devons aux Égyptiens, avant la klismos dela Grèce Antique, qui innove avec le siège ergonomique.

     

    À l'origine donc, la chaise était un privilège réservé aux élites. Les gens du peuple, chez nous par exemple, utilisaient le coffre, le banc ou le tabouret. Autant dire que de la chaise au pouvoir, il suffit de prendre place, et le must ce sont les chaises portées par d’autres, la sedia du Pape (habemus !) et autre chaises à porteur qui sont souvent vite devenus le symbole de l’oppression dans les pays colonisés. Et nous pouvons pousser la réflexion jusqu’à l’inversion du symbole, quand la chaise fait déchoir l’être au plus bas, elle devient alors celle du condamné, la chaise punitive par excellence, la chaise électrique.

     

    Mais revenons à nos chaises à nous, nos chaises toutes simples, si familières dans les foyers même les plus modestes. Si pratiques certes, mais sont-elles vraiment à ce point, indispensables ? Si nous n’avons pas la grosse tête en y posant nos fesses, ne seraient-elles pas pourtant comme un obstacle immiscé entre notre rondeur postérieure et la rondeur dela Terre ? Nos fesses ne se plairaient-elles pas mieux au sol finalement et n’y aurait-t-il pas quelque chose à apprendre à s’asseoir de cette façon ? Quelque chose qui aurait à voir avec un peu d’humilité. Agenouillés, en tailleur, voire en lotus, est-il impensable d’imaginer que cela puisse nous libérer l’esprit ? Nous ramener à une plus juste mesure ? A une gymnastique à la fois morale et physique qui nous serait bénéfique ? Les Asiatiques semblent en savoir plus que nous en ce domaine et pour avoir pratiqué, je pourrais même dire que la posture assise au sol, lotus ou zazen, peut nous être extrêmement bénéfique, de même que tout simplement s’asseoir plus souvent dans l’herbe.

     

    J’écris tout ceci en buvant mon café, assise bien évidemment sur une chaise, une chaise en bois tout ce qu’il y a de plus classique. Alors plutôt que de bavarder plus longtemps, passons à la pratique justement. Me voilà assise sur le ciment de la terrasse. Première observation : il est frais et c’est agréable. Deuxième observation : le sol est sale. J’en arrive donc à cette conclusion, je vous l’accorde un peu hâtive, mais c’est un fait : si nous n’avions pas de chaises, nous passerions plus souvent le balai !

     

     

    Cathy Garcia, juillet 2010

     

     

    Nouveaux Délits  - Avril 2013  -  ISSN : 1761-6530  - Dépôt légal : à parution  -  Imprimée sur papier recyclé et diffusée par l’Association Nouveaux Délits - Femme orchestre : Cathy Garcia Illustratrice : Corinne Pluchart -  http://larevuenouveauxdelits.hautetfort.com

     

     

     

  • Troisième escale de l’évènement « La Vie rurale #2 C’est pas de la science-fiction ! »

    Le festival itinérant à ST ANTONIN NOBLE VAL (Tarn-et-Garonne) du 25 Mars au 1er Avril.

     

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      cliquer sur les images pour les voir apparaitre en grand !

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    Cathy Garcia y expose une dizaine d'oeuvres (sous la yourte)

     

    Une programmation de spectacles, des ateliers artistiques, un projet avec les habitants, une soupe populaire.... vous y attendent !

    « Une innovation sociale et culturelle est en marche en milieu rural à travers l’activité des acteurs culturels. Associations de spectateurs, cafés associatifs, organisateurs de festivals, diffuseurs de spectacles, groupements d’artistes, de compagnies... Ils bousculent les modes de production, de diffusion, ou de financement de la culture. Renouvelant sans cesse les modes de relation aux œuvres, au patrimoine, à l’identité culturelle des territoires, ils permettent l’émergence d’une culture partagée. En ce sens ils accompagnent mais surtout ils contribuent activement à l’évolution de la ruralité et participent par leurs pratiques à la construction de l’avenir de nos territoires. »

    Le Comité de la Vie associative du Parc Régional des Causses du Quercy, propose 3 escales du festival itinérant Babel-Gum pour questionner le rôle de la culture dans l’évolution de la ruralité. Ces escales vous proposent de découvrir l’action de 24 acteurs culturels à travers une programmation concoctées par leurs soins.

    Thématiques de la programmation
    *La jeune création sur le territoire*
    *La création amateur locale*
    *Les écritures contemporaines*
    *L’évolution de la ruralité*

    Pour pousser plus loin la réflexion, un cycle de débats organisé avec les pays Portes de Gascognes, Midi-Quercy et le PNR.
    Les problématiques :
    *Culture en transition ? Le rôle de la culture dans l’évolution sociétale impliquée par la transition*
    *Quelle place pour les jeunes dans ces territoires ruraux ? A partir d’une étude de leurs pratiques culturelles*

    Le Village nomade de Babel-Gum est à vos portes ! Vous êtes ici chez vous ! 

    http//www.babel-gum.org/

  • Cathy Garcia scalpée par Michel Host dans Recours au poème

    Le scalp en feu (3)

     

    « Poésie Ô lapsus » - Robert Desnos

     

    Le Scalp en feu est une chronique irrégulière et intermittente, dont le seul sujet, en raison du manque et de l’urgence, est la poésie. Elle ouvre six fenêtres de tir sur le poète et son poème. Selon le temps, l’humeur, les nécessités de l’instant ou du jour, son auteur, un cynique sans scrupules, s’engage à ouvrir à chaque fois toutes ces fenêtres ou quelques-unes seulement. Michel Host

    Décembre 2012 / Janvier 2013

    SOMMAIRE

    • UNE PENSÉE OU PLUSIEURS / DU POÈME EN PROSE (début d’une réflexion) / p. 2
    • LE POÈME / LES POÈMES : Moravia Ochoa (p.6) & Anne Jullien (p.10)
    • LE POÈTE / CATHY GARCIA / p.12

    D’autres poèmes de Cathy Garcia / p.19

    • AUTRE(S) CHOSE(S) / p.27

    L’art de la question (12 interrogations fondamentales) / p. 28

    APHORISMES , SENTENCES ET PENSÉES D’AYMERIC BRUN (inédits 2) / p. 29

    • FEU(X) SUR DAME POÉSIE / le poète avec ou sans recueil / p.32
    • PASCALE DE TRAZEGNIES / ADORER (L’hostie rouge) / p. 33
    • LIEUX DE POÉSIE / 4 lieux / p. 35

     

    à lire ici : http://www.recoursaupoeme.fr/chroniques/le-scalp-en-feu-3/michel-host

  • Conférence Philippe baqué : l’agriculture bio au cœur du développement local

    Samedi 19, Loubressac, salle des fêtes à 17h30, conférence de Philippe Baqué (journaliste indépendant et réalisateur de film documentaire autour du livre collectif des éditions Agone) suivie d’un débat.


    Pour certains, l’agriculture biologique n’est qu’une niche de production pour agriculteurs militants et sectaires, une mode pour consommateurs bourgeois aisés, mais en aucun cas un mode de production capable de nourrir l’ensemble des habitants de la planète. Pour d’autres, au contraire, c’est une alternative non seulement crédible, mais également indispensable pour que chaque pays ou groupe de pays accède à la souveraineté alimentaire et puisse résoudre les problèmes de famine et de malnutrition. Dans un livre collectif La bio entre business et projet de société (Contre-Feux, éditions Agone), dont il a dirigé la rédaction, Philippe Baqué, journaliste indépendant, fait un constat sévère sur les
    dérives de l’agriculture bio qui se transforme en une « bio » intensive, qui tombe sous la coupe de l’agroalimentaire et de la grande distribution. Face à cette tendance forte, des paysans résistent et s’organisent pour conserver l’esprit de l’agriculture bio, une histoire de confiance entre producteurs et consommateurs. Des exemples en France, en Europe,
    en Afrique… montrent que cette agriculture peut produire pour des marchés importants à condition qu’il reste assez de paysans pour le faire. Le samedi 19 janvier 2013, à partir de 17h30 à la salle des fêtes de Loubressac, nous invitons les acteurs concernés, consommateurs, paysans, élus, responsables de la restauration collective (écoles, collèges, lycées…), cuisiniers… à venir débattre avec Philippe Baqué et entre nous et, plus spécifiquement, de l’importance, au niveau local, de l’agriculture bio : son développement, sa commercialisation et le rôle moteur dont elle est porteuse. Ce que nous pouvons constater c’est qu’il y a du côté des consommateurs lotois une demande forte de produits locaux exempts de produits chimiques et que, d’autre part, la Région Midi-Pyrénées comme le Conseil Général promeuvent une alimentation locale de qualité, équilibrée et de saison.
    Un buffet paysan partagé offert par le Lieu Commun, agrémenté par les apports des uns et des autres (si possible), clôturera la soirée. Nous vous attendons très nombreux.


    Pour plus de renseignements : Patrice 05 65 38 60 99 ; Pôline 05 65 40 37 23 

    Gratuit. En partenariat avec le Lot en Action.

  • Première projection du film « Transition au pays, aventure lotoise », rencontres, débat.

    Mardi 15, Labastide-Murat, salle des fêtes à 19h


    Une soirée de rencontres et d’échanges autour de la présentation d’un documentaire sur les initiatives lotoises de transition.

    Durant l’année 2012, un groupe de bénévoles lotois a réalisé un film documentaire sur la déclinaison locale du mouvement des villes et territoires en transition. L’équipe est allée à la rencontre de nombreux acteurs locaux qui, par leurs actions au sein d’associations, d’entreprises ou de collectivités, proposent et expérimentent des solutions de proximité pour
    palier aux conséquences de l’épuisement des ressources naturelles, le pétrole en premier lieu. Le film est accompagné d’un livret qui présente en détail les divers sujets traités
    et les activités des protagonistes. De nombreuses questions agitent le monde rural : désertification des villages, dépendance à la voiture, chômage, difficulté de l’accès à la terre...
    Nous avons pourtant un potentiel humain et naturel colossal ! Dans l’esprit du mouvement des villes en transition, le film se veut une invitation à explorer les nombreuses solutions possibles et à s’impliquer simplement et localement, auprès de sa commune, ses voisins, ses collègues. La soirée à la salle des fêtes, gratuite, débutera à 19h par une rencontre entre les protagonistes du film et le public autour d’un pique-nique partagé. Un temps de présentation à la presse est prévu pour 20h.

    20h30 : projection du film « T ransition au Pays : aventure lotoise », réalisé par Frédéric Sibille (durée 1h10) avec le groupe de pilotage du projet.
    21h45 : Débat mouvant autour du film. Fin de la soirée à 23h. Durant toute la soirée, un point échange-informations sera à la disposition du public :
    une bourse aux coups de main, aux idées et au troc. La soirée est organisée dans le cadre des Causseries du Parc Naturel Régional des Causses Du Quercy.
    Le film est placé sous une licence autorisant sa diffusion dans le cadre de projections gratuites.

    CONTACT :

    Association Atout Anglais (portage administratif du projet)

    Le Bourg 46360 Sénaillac-Lauzès

    05 65 21 13 54 ou 06 33 07 40 95

  • Revue Nouveaux Délits numéro 44

     

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    Janv. fév. Mars 2013

     

     

    Stopper l’immonde

    Si vous avez cette revue entre les mains, c’est que nous aurons, une fois de plus, raté la fin du monde. C’est plutôt une bonne et non surprenante nouvelle, mais l’humanité a besoin de se faire peur, peut-être pour comprendre où est l’essentiel. Aussi, puisque nous sommes en l’an 1 après la non-fin du monde, ce qui serait merveilleux, ce serait d’assister cette année et les années qui suivent, à la fin de l’immonde. L’immonde, pas besoin d’en dresser la liste, nous la connaissons toutes et tous même si chacun(e) y va de ses variantes, mais peut-être n’avons-nous pas encore tout à fait conscience de la façon dont nous y participons ou pas. Nos façons de penser, de vivre, de consommer, la façon dont nous entrons en relation avec l’autre et avec nous-mêmes, participent, qu’on le veuille ou non, à l’immonde. Personne ne peut, à elle, à lui tout(e) seul(e), changer ce monde, mais chacun(e) d'entre nous a la possibilité de réfléchir à sa façon d’en être et il est temps, il est urgence, de changements radicaux. Les alternatives, les solutions, elles sont là, à portée de main, de clic, de choix, qu’elles soient citoyennes, écologiques, spirituelles, ces trois termes étant étroitement liés, c’est à chacun de s’y intéresser, d’en parler, d’y participer autant que possible - autant qu’il reste encore de possibles - parce que vraiment là, il nous faut stopper l’immonde avant qu’il ne nous dévore...

     

    CG

     

     

    Nombreux sont ceux qui disent :

    on ne peut pas aider tout le monde,

    et n'aident personne.

    Christiane Singer

     

     

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    AU SOMMAIRE

     

    Délit de poésie :

    Fanny Sheper ; Walter Ruhlmann ; Pascal Batard ; Jean-Michel Hatton ; Hosho Mc Creesh (Usa)

     

    Résonance :

    Le vent d’Anatolie - Zyrànna Zatèli (Grèce)

    Dernières nouvelles du Sud - Luis Sepúlveda et Daniel Mordzinski

    Ici comme ailleurs de Lee Seung-U (Corée du Sud)

     

    Et quelques délits d’(in)citations tombés sur les coins de pages en flocons d’encre.

     

    Vous buterez sur le bulletin de complicité au fond en sortant, attention, il se peut qu’il cherche à vous séduire. Si ce n’est pas déjà fait, sortez abonnés, c’est bon pour la tête, surtout en hiver.

     

     

    Illustrateur :

    Jean-Louis Millet

    jlmillet@free.fr

     

    "jlmi ? Grand spécialiste en rien mais curieux de tout :

    dessin, peinture, photo, écriture, édition virtuelle, chasse aux alternatives…

    le tout mis en actions très concrètes dans l'animation toute virtuelle de blogs et de sites :

     

    "Au hasard de connivences" un potlatch poético-artistique http://jlmi22.hautetfort.com/
    "Evazine", une petit île d'asile poétique http://evazine.com/
    "Zen-évasion", un egosite http://www.zen-evasion.com/
    La croisée des "Voix dissonantes" http://jlmi.hautetfort.com/
     
    Allez y faire un tour...
     

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    http://larevuenouveauxdelits.hautetfort.com/