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* LA REVUE NOUVEAUX DÉLITS DEPUIS 2003 * - Page 6

  • Revue Nouveaux Délits n°61

    Numéro 61

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    octobre 2018

     

    Quand j’ai commencé la revue, dans les premiers numéros, j’étais systématiquement au sommaire. C’était une façon de faire connaître mon travail en même temps que celui des autres auteurs que j’accueillais. Puis devant leur nombre sans cesse croissant et lassée aussi de ma présence, j’ai libéré la place avec joie. Mais le problème des poètes revuistes, comme ces cordonniers (quand il y en avait) mal chaussés, c’est qu’à force de se mettre au service de l’écriture des autres, ils n’ont plus beaucoup, voire plus du tout de temps pour la leur. Il y a aussi un fait : la réciprocité chez les êtres humains — et les poètes ne font pas exception — ne coule pas de source, c’est pourquoi le proverbial « jamais aussi bien servi que par soi-même » prend au final tout son sens.

     

    Alors pour une fois, je reprends un bout de territoire ici, juste le temps de mettre un coup de projecteur entre autre sur la sortie d’un livre à lente maturation auquel je tiens et que publient les éditions Cardère, qui hébergent déjà trois autres de mes bébés. La bonne maison Cardère publie avant tout des ouvrages sur le pastoralisme, la poésie c’est en plus et elle n’a jamais eu l’imbécile idée de choper la grosse tête ou de s’illusionner sur un quelconque pouvoir d’éditeur, pas plus qu’elle ne s’illusionne sur les auteurs eux-mêmes. Une chose est essentielle en poésie — et qui dit poésie, dit vie — : une forme d’humilité. Pas une posture humble non, juste quelque chose de très naturel, humus, humilité, humain, cette racine plantée dans la terre qui nous nourrit et qu’il ne faut jamais oublier, quelle que soit la force et l’envolée de notre imaginaire ou de nos prétentions.

     

    Écrire est une chose, être lu en est une autre. Entre les deux se tissent de fragiles et éphémères passerelles dans lesquelles se prend la rosée de l’aube, trésor qui scintille un instant — précieux instant — avant que le jour ne vienne le boire.

     

    CG

     

    monde de rosée
    rien qu'un monde de rosée
    pourtant et pourtant

    Issa

     

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    AU SOMMAIRE

     

     

    Délit de poésie : Arnaud Martin, Didier Trumeau, Jérémie Tholomé (Belgique) et Cathy Garcia Canalès

     

    Délit  de table : « Aujourd’hui c’est raviolis » extrait d’une pièce de théâtre de Marcel Moratal,

     

    Délit de vagabondage : « Une vie de carton », récit nomade de Julien Amillard

     

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    Résonance :

    Ma Patagonie de Guénane, La sirène étoilée, 2017

    Lame de fond de Marlène Tissot, La Boucherie littéraire, 2017

     

    Et un flash spécial sur Calepin paisible d’une pâtresse de poules, le n°2 de la série Délits vrais – poésie postale, qui est passé en format livre en septembre.

     

    C’est aussi la rentrée des Délits d’(in)citation sagement installés au coin des pages et vous trouverez un bulletin de complicité qui n’a pas pris la grosse tête, toujours au fond en sortant.

     

    Illustratrice : Muriel Dorembus

     

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    http://www.murieldorembus.fr

     

     

     

     

    je balaie le sol, allume de l'encens et ferme la porte pour dormir
    la natte, comme des rides dans l'eau, la tenture comme de la fumée
    ici en étranger, je me réveille, où suis-je ?
    je soulève le store de la fenêtre à l'ouest, les vagues rejoignent le ciel

    Han Shan

     

     

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     Le Délit buissonnier n° 3 est sorti en juillet !

     

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    Petite histoire essentielle de la futilité
    textes de Bruno Toméra
    illustrations originales de Jean-Louis Millet

     


     « Au retour dans la bagnole, intercalé dans la file des pressurés
    l'humanité klaxonnait, gueulait, les bras au ciel, pressés
    de se jeter corps et âmes dans d'autres emmerdements.
    Le connard de derrière habillé en voiture dernier cri
    gesticulait dans le rétro, le poing brandi.

     Garde toujours le piaf des urgences dans ton cœur
    Garde toujours le piaf des urgences dans ton cœur.
    Que je me suis dit
    . »

     

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    40 pages agrafées
    tirage limité et numéroté sur papier recyclé  
    offset 90 g couverture calcaire 250 g

    10 € 
        
     à commander à l'Association Nouveaux délits

     http://larevuenouveauxdelits.hautetfort.com/delits-buissonniers/

     

     

     

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    Nouveaux Délits - octobre 2018 - ISSN : 1761-6530 - Dépôt légal : à parution - Imprimée sur papier recyclé et diffusée par l’Association Nouveaux Délits - Coupable responsable : Cathy Garcia Canalès - Illustratrice : Muriel Dorembus - Correcteur : Élisée Bec   

    http://larevuenouveauxdelits.hautetfort.com/

     

     

     

     

     

  • Le numéro 60 lu par Marilyne Bertoncini pour la revue Recours au poème

     

    Les Revues “pauvres” (1) : “Nouveaux Délits” et “Comme en poésie”

    Par | 4 septembre 2018|Catégories : Comme en poésieNouveaux DélitsRevue des revues
     
     

    Ce n’est certainement pas à l’excellent qualité des contenus et des projets  que renvoie le terme « pauvre » – mais comme pour ce qu’on nomme « l’art pauvre », je voudrais par ce titre souligner l’inventivité, les maigres ressources (les abonnements et l’investissement bénévole des revuistes), et ce génie de l’utilisation des bouts de ficelle qui permet de concocter des revues ne le cédant en rien aux plus connues, mais qui vivent à la marge, en raison de la confidentialité de leur diffusion.

     

    « Nouveaux Délits, revue de poésie vive » en est un excellent exemple : de petit format (une feuille A4 pliée en 2), agrafée sous une couverture rousse, il offre 54 pages d’excellente poésie accompagnée d’illustrations en n&b – un illustrateur différent invité pour chaque numéro – imprimée sur papier recyclé : « Du fait maison avec les moyens et la technicienne du bord, pour le plaisir et le partage. » ainsi que le déclare la maîtresse d’œuvre, la poète Cathy Garcia, qui mène contre vents et marées cette entreprise depuis 15 ans, et à laquelle je cède la parole en recopiant l’édito du numéro 60, dans lequel on lit l’enthousiasme et les difficultés de l’entreprise. (...) 

     

     

     

    "Ce n’est pas quelque chose sur quoi j’aime m’étaler mais il faut savoir peut-être que si cette revue existe, c’est par une sorte de passion entêtée de ma part, car elle est réalisée (volontairement) sans subvention et bénévolement, dans un contexte de précarité permanente, qui a d’ailleurs tendance à s’accroître d’année en année et ce numéro 60 a eu un accouchement particulièrement difficile. Cependant, je crois bien qu’au final, c’est un beau bébé ! Un peu étrange, douloureux même, mais riche de toute sa complexité humaine et de cette énergie qui passe dans les mots, qui les traverse et parfois nous transperce, cet appel d’air, ce désir indéfinissable de saisir, en nous et hors de nous par les filets de la parole, ce qui le plus souvent demeure insaisissable.”

     

    Feuilletons ensemble ce numéro fatidique : après l’édito que nous venons de citer in extenso, le sommaire : 7 poètes pour cette livraison, dans une partie intitulée « Délit de poésie » puis deux livres présentés dans la rubrique « Résonance ». Suit la mention intriguante « Délits d’’in)citations percent la brume des coins de page » : en effet, la revue est ponctuée de citations plus ou moins longues, dans l’angle des pages non numérotées : on trouve dans ce numéro un proverbe russe, Victor Hugo, Daniel Biga, un haïku de Sôseki… ou encore – en écho au poème de Valère Kaletka, « Le lieu », cette phrase de l’humoriste Pierre Doris : « C’est très beau un arbre qui pousse dans un cimetière. On dirait un cercueil qui pousse ». Car l’entreprise de Cathy Garcia, on le comprend vite, n’est pas dépourvue de cette distance souriante, qui lui a fait choisir le titre provocant de cette publication, liée à l’association et aux éditions Nouveaux délits, à Saint Cirq-Lapopie – rien de moins : revue pauvre, peut-être, mais au moins sous le regard tutélaire d’André Breton, qui y a séjourné après y avoir acheté une maison en 1950. D’ailleurs, si elle invite le lecteur à s’abonner, elle le fait en dernière page avec un « bulletin de complicité » qui vous propose de « blanchir (votre) argent en envoyant (votre) chèque à l’association – et comment résister à cet appel à soutien, lorsqu'on a pu constater la variété des textes publiés ? Dans cette livraison, outre Valère Kaletka, Pierre Rosin, dont on suit le parcours de peintre-poète dans Recours au Poème également, et dont je relève le post-scriptum à l’un de ses textes : « PS : nous pourrons garder les poètes et les peintres à condition qu’ils sachent jardiner ». Puis Daniel Birnbaum, Joseph Pommier, Florent Chamard, dont on peut écouter deux textes lus par Cathy Garcia sur la chaîne youtube « donner de la voix » 

    Puis Vincent Duhamel avec quelques proses poétiques, et Antonella Eye Porcelluzzi, dont la biographie succinte nous amène sur google à regarder les films ou écouter à travers la voix de Cathy sur la chaîne associée à la revue

    Vous ne connaissez pas la plupart de ces noms ? C’est qu’ils ont surtout publié en revue, et que les éditeurs ne les ont pas encore rencontrés, mais parcourez donc, sur le site, la liste des poètes publiés par la courageuse revue Nouveaux Délits – et : bonnes découvertes !

     

    Pour lire l'intégralité de l'article : https://www.recoursaupoeme.fr/les-revues-pauvres-1-nouvea...

     

     

     

  • Petite histoire essentielle de la futilité de Bruno Toméra - Lu par Patrice Maltaverne

     

     


    Publié par Cathy Garcia, en tant que supplément de la revue Nouveaux Délits (même si ce texte s'achète indépendamment de la revue), "Petite histoire essentielle de la futilité", de Bruno Toméra est son troisième supplément (collection des délits buissonniers).
     
    Cela fait plusieurs années que j'espérais relire des poèmes de Bruno Toméra, que j'ai publié à plusieurs reprises dans les premiers numéros de "Traction-brabant".
     
    Heureux, donc, de retrouver cette poésie inchangée., qui suit, au plus près, des vies d'infortunes, faites de petits boulots mal payés, de misères de la rue, de ces réalités impossibles à cacher, à moins d'être de mauvaise foi.
     
    Si la poésie de l'auteur sort souvent cabossée de ces malheurs ordinaires, ne croyez pas pour autant qu'elle s'y enfonce. Une lueur d'espoir traverse tous ces poèmes, qui est celle d'une fraternité humaine non feinte, et non basée sur l'intérêt. Quelque chose de franc, de direct, de solide, qui s'affirme contre vents et marées. 
     
    Rien de malsain dans ces textes, juste une soif de révolte renouvelée, qui s'exprime avec le sourire, qualité rare qui fait que le style des poèmes, chaleureux dans ses images comme dans ses mains tendues, est reconnaissable et rare entre tous.
     
    Extrait de "Petite histoire essentielle de la futilité", de Bruno Toméra :

    "Le nouveau testament personnel et subjectif"

    En m'invitant dans la fiesta de la vie,

    l'univers a égaré le carton d'invitation
    et me voilà loufiat (comme des milliards d'autres)
    à chercher une planque pas trop inconfortable,
    un peu d'amour et de calme
    mais c'est sans compter
    sur la panne d'électricité au seuil du Grand Soir
    sur la dernière chanson déprimée du rebelle Renaud
    sur dieu et sa bande d'abrutis sanguinaires
    sur les grossistes des boutiques multinationales
    sur le salon de la motoculture et du tripatouillage animal
    sur la délocalisation des entreprises de confettis
    sur la peine-à-jouir de l'égocentrique poésie
    sur le one man show de la spectaculaire connerie
    et son public connaisseur et ravi.
    Sur un tas de fatras que nous enjambons chaque jour,
    pauvres cloches.
    Quand la mort m’enlacera sur un slow éculé
    avec ses clins d’œil d'allumeuse pubère
    ou sur un dico débridé avec des petits cris jouissifs de travelo
    sortir de la fête à son bras sera le point final
    de foutus SOS éparpillés en pointillés
    avec la satisfaction de celui qui s'est exténué
    à rafistoler la ligne de flottaison du radeau jusqu'au bout
    et hypocrite jure que c'était bien mais que toute
    bonne a une fin... Enfin."

    Les illustrations de la couverture et des pages intérieures sont de Jean-Louis Millet.
     
     
  • Avis de parution : Petite histoire essentielle de la futilité de Bruno Toméra - Délit buissonnier n°3, juillet 2018

     

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    40 pages agrafées

     

    tirage limité et numéroté

    sur papier recyclé  

    offset 90 gr

    couverture calcaire 250 gr

     

    textes de Bruno Toméra

     

     

     

    l’auteur  présenté par Jean-Louis Millet :

     

    Tom   le malgré tout poète

    Quelle est cette manie de vouloir coller une bio ?  les poèmes se

    suffisent, non ? Pour les bios je préfère l'intime à deux, dans un canapé

    moelleux, prêts à se défenestrer l'ego et le corps, dans le duel de la

    parade séductrice.... (non je rigole)

     

    Mais, faut se méfier des chats acculés dans les coins de murs, balancent

    toujours de foutus coups de pattes, enfin...  je suis aux aguets des

    pulsions de révoltes comme autant de petits espoirs de cette humanité

    déchue.

     

    Ce regard entrouvre la porte d'un désir

    que nous n'aurons pas le temps de franchir

    c'est le cambriolage d'une caresse

    qui restera là, dérobée, sans adresse.

     

    … mais, avec le recul, y a de quoi pondre quelques belles foutues

    phrases  sur le tapis savonneux de l'existence.

    Mon rire délivre insolent et joyeux l'impertinence de vivre.

     

     

    Tom

    Ouvrier mécanicien pour la raison sociale, poète essentiellement

    chercheur de vie et d’étonnement, chercheur de musicos chanteurs & enchanteurs aussi pour que les mots puissent vaincre les lois de la

    gravité.

     

     

    Bio recomposée par petits prélèvements dans l’œuvre et les échanges épistolaires avec « le malgré tout poète ».

     

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    illustrations originales de Jean-Louis Millet

     

     

    Grand spécialiste en rien mais curieux de tout : dessin, peinture, sculpture, photo, écriture, vidéos, édition virtuelle, chasse aux connivences & alternatives… Ensemble de ‘’propos’’ mis en actes dans l'animation de blogs et de sites dont "Zen-évasion", site cave-grenier aux malles ego-mystérieuses : http://www.zen-evasion.com/. Il a déjà maintes fois illustré la revue ainsi que d’autres publications Nouveaux Délits comme Ailleurs simple ; Claques & boxons ; Guerres et autres gâchis  (textes de Cathy Garcia) et ses encres sont à l’origine du livr’art : États du Big Bang. Il a illustré Le poulpe et la pulpe de Cathy Garcia également (Cardère éd., 2010) et Des brins et des bribes (éd. Du Cygne, 2011) de Werner Lambersy et Cheval rouge de Fanny Sheper, 2017 (thebookedition.com). Il a exposé ses travaux artistiques, notamment à Perros-Guirec, en Bretagne, sa terre évasion.

     

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    « Au retour dans la bagnole, intercalé dans la file des pressurés

    l'humanité klaxonnait, gueulait, les bras au ciel, pressés

    de se jeter corps et âmes dans d'autres emmerdements.

    Le connard de derrière habillé en voiture dernier cri

    gesticulait dans le rétro, le poing brandi.

     

    Garde toujours le piaf des urgences dans ton cœur

    Garde toujours le piaf des urgences dans ton cœur.

    Que je me suis dit. »

     

     

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    Serrant mes mains dans ses mains

    elle me dit :

    “Gamin, c'est une bulle de savon, la vie,

    ça pique les yeux et c'est fini.”

     

     

     

     

     

    10 €

     

     à commander à

    Association Nouveaux Délits

    Létou

    46330 St Cirq-Lapopie