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ÉDITIONS ASSOCIATIVES NOUVEAUX DÉLITS - Page 9

  • Le collectif Fourmillard tend la main aux créateurs et partage ses savoir-faire

     Associations - Rue du Portail Alban

    Isabelle Salvan et Mathilde Levez fourmillent de projets et d'idées pour le collectif Fourmillard./ Photo J.-L.G.

     

    Les artistes et les artisans d'art ont leur écrin à Cahors, rue du Portail Alban. Un endroit pour s'émerveiller et avoir un coup de cœur pour une œuvre. C'est nouveau… c'est beau.

     

    La rue du Portail Alban accentue son attractivité. Après un relooking plutôt réussi, elle s'habille en tenue d'artiste au numéro 60. Cette adresse revit et revoit des couleurs avec l'installation d'un collectif de 11 artistes qui évoluent sous la bannière de l'association Fourmillard. Plus qu'une simple galerie d'art, ce nouveau lieu où il fait bon flâner, acheter, boire un café et même créer sa propre œuvre est inauguré aujourd'hui et affiche ses ambitions.

    Sa force : un concept original et une véritable atmosphère propice à l'échange.

    «Nous voulons faire partager notre savoir-faire, à travers notamment des ateliers et des animations qui permettront aux visiteurs d'apprendre à réaliser des œuvres au contact des artistes et des artisans» souligne isabelle Salvan, créatrice de vêtement de sa propre marque (Zaz'in). «Concrètement, nous prévoyons d'organiser, au minimum, deux ateliers tous les samedis. Mais nous pourrons en aire encore beaucoup plus en fonction de nos disponibilités et de la demande des clients. Nous sommes à l'écoute des personnes qui peuvent nous faire part de leurs préférences, de leurs envies» complète Mathilde Levez qui a créé la marque Berkabut (réalisation d'objets en cuir et rénovations de sièges et fauteuils, Berkabut). Elle poursuit : «La boutique en elle-même a pour objectif d'offrir une vitrine à l'artisanat local. Nous sommes nombreux dans le Lot, mais très peu ont l'opportunité de se faire connaître et de présenter leur travail de cette manière.»

    Un café, un croissant et un partage autour de l'art

    Pour permettre à cette structure originale d'exister, l'association a signé un bail précaire de 6 mois jusqu'en octobre 2018.

    Une période test donc.

    C'est le principe de la boutique éphémère. Mais ce collectif très actif a tous les atouts pour continuer longtemps sa belle aventure. Il ne demande qu'à s'étoffer. Isabelle et Mathilde se disent prêtent à accueillir d'autres artisans dont la rencontre et le partage avec les visiteurs seront les dénominateurs communs. «Outre les ateliers, nous voulons créer du lien social, discuter autour d'un café offert sur notre terrasse le samedi» indique Mathilde. L'idée est séduisante.

    Portez votre croissant, le café des artistes vous attend.

    Un délice sucré pour discuter autour d'un plaisir sacré : l'art.


    Qui fait quoi dans la boutique ?

    C'est l'heure de l'appel. Voici les noms des artistes et artisans d'art qui interviennent et exposent au sein du collectif Fourmillard et dans la boutique du même nom ? Virginie Lakatos (créatrice d'objets décos et écolos), Mélanie Lecomte (ébénisterie et décoration), Mamzel Tuti (créatrice d'accessoires, hoticultrice textile, customière de vieilleries), Cathy Garcia Canalès (poésie, récup'art et gribouglyphes), Aurélie (sculpteure sur pierre, modelage terre), Estelle Blanchon (origami), Marie-Janne Sellier (cuir et maroquinerie), Isabelle Salvan (créatrice de vêtements pour femmes), Mathilde Levez (réalisations en cuir), Mélodie Liquet (sérigraphies), Bastien Dengerma (ébéniste). La liste ne demande qu'à s'allonger pour multiplier les occasions de rêver dans les règles de l'art. Sachez enfin que les artistes et artisans du collectif exposeront leurs œuvres et effectueront des démonstrations au village du festival Let's Docks sur les Allées Fénelon, les 8 et 9 juin, dès 18 heures.


    Le chiffre : 11

    ARTISTES> Expo et vente. L'association Fourmillard compte pour l'instant 11 artistes et artisans d'art dans ses rangs (lire ci-contre). Les styles sont multiples. Les visiteurs ne peuvent qu'être comblés.

  • La boutique Fourmillard, collectif d’artistes et d’artisans

     

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    Du 15 mai au 15 octobre,

    une partie publications Nouveaux Délits

    ainsi que des créations artistiques & littéraires de Cathy Garcia  sont présentées

    à la boutique Fourmillard - 60, rue du Portail Alban à Cahors (Lot)

    en compagnie d'une multitude de belles et originales créations 100  % locales !

     

    Inauguration samedi 19 mai à partir de 18 heures.

     

     

     

     

  • Revue Nouveaux délits n°60 lu par Patrice Maltaverne

     

     

    Le numéro 60 de la revue "Nouveaux délits" (14,7 cms X 20,4 cms), animée par Cathy Garcia (et auteur de l'édito et de la 4e de couverture, une belle réflexion à partir de la macro en photo), comprend des textes poétiques de Valère Kaletka, Pierre Rosin, Daniel Birnbaum, Jospeh Pommier, Florent Chamard, Vincent Duhamel, Antonella Eye Porcelluzzi.
     
    Les livres chroniqués par Cathy Garcia sont "Double fond" d'Elsa Orroyo, et "Des abribus pour l'exode", de Marc Tison (ce dernier recueil de poèmes publié par les éditions du Citron Gare).
     
    Avec également les citations de bas de pages empruntées à d'autres livres, caractéristiques de la revue "Nouveaux délits", comme, par exemple, "La terre seule me rassure, quelle que soit la part de boue qu'elle contient" (de Françoise Sagan).
     
    Les illustrations de ce numéro 60 sont de Jean-Louis Millet.
     
    Extrait de ce numéro 60, "Pluion", de Valère Kaletka :
     
    "Cet homme me parle en langage ourlé
    Génuflexions Rodomontades
    Et - j'en suis sûr
    Violences contenues
    Il parle pour vendre
    J'écoute pour acheter
    Ou est-ce l'inverse
    (tiens, dehors, une averse)
    Je suis un miroir qui ne s'aime pas
    (antithétique ?)
    Qu'est-ce que je fous là ?
    (tiens, dedans, une aversion)"
     
     
  • Le numéro 60 lu par Florent Toniello

    Revue de revue : Nouveaux Délits

    Je l’avoue : déjà abonné à pas mal de revues et avec un budget poésie pas illimité — en tout cas pas aussi vaste que mon goût éclectique, parfois trop, je sais, pour le genre —, j’ai tendance à me reposer sur le grand nombre de revues que je reçois, sans trop regarder les autres maintenant. Eh oui, la poésie est aussi la vie, et il y en a une en dehors de la poésie. Je sais, je radote… Mais le sous-titre « revue de poésie vive » et un appel à soutien de Cathy Garcia, la taulière, qui a vu son vieil ordinateur cesser ses services aux vers et aux strophes inopinément, m’ont convaincu de tenter l’aventure. Peut-être aussi le fait qu’un numéro précédent a été consacré à la remuante poésie guatémaltèque traduite par Laurent Bouisset, allez savoir. Enfin bon : grand bien m’en a pris.

    Le numéro 60 de Nouveaux Délits rassemble des textes de sept poètes, agrémentés par Cathy Garcia d’un court édito relatant la genèse (pas simple) de cet opus et d’une quatrième de couverture en forme d’extrait d’un essai sur la simplicité joyeuse et volontaire. Quand le politique s’en mêle, et bien tourné en plus... S’y ajoutent deux « résonances », notes de lecture aussi bien que jeux de miroir à l’écriture ciselée sur deux livres récents, également par la maîtresse des lieux, décidément productive et tellement amoureuse de la poésie que cet enthousiasme est particulièrement contagieux. Ah oui : de petites notes de bas de page, extraits de poèmes ou de romans, font aussi écho, comme des résonances, aux textes originaux publiés ; ces « délits d’(in)citation » confirment, s’il fallait encore la démontrer, la haute connaissance littéraire de Cathy Garcia, qui peaufine une revue franchement réussie tant sur la forme que sur le fond.

    Car sur le fond, la cohérence de l’ensemble des sept poètes choisis est admirable, et l’exigence dans l’écriture est un dénominateur commun. Connu des amateurs de revues, Valère Kaletka ouvre le bal avec des textes à la nostalgie qui tourne à l’étrange et au fantastique parfois, avec des titres énigmatiques et décalés : « Ahan / Fils de Crâo / Sur la route du Run / Poumons-de-feu / Ahan / Guerre au gramme intégral / À l’anévrisme hautain en rupture / De son ban », peut-on lire dans « Ahan », savant détournement d’un personnage bien connu en « poésie de Cro-Magnon » (là, c’est moi qui invente, ce n’est pas une citation), pourrait-on dire. Pierre Rosin, lui, ose la poésie de science-fiction (on en publie trop peu, je trouve), même si ce n’est qu’un poème parmi les autres où peut-être sonne comme dénominateur commun « le malheur d’être un homme et de n’être rien » : « construisons un vaisseau / une flottille / une arche / semons les germes d’une nouvelle espérance ». Espérance que versifie Daniel Birnbaum, dans une série narrative qui décrit un voyage à Madagascar ; Daniel, comme souvent, y montre une empathie (« elle a les pieds infectés / suintants / sanguinolents / il faudrait les mettre à l’abri de la poussière / de la boue des ordures des mouches ») qui rend ses vers simples immédiatement assimilables sans cheminement intellectuel tarabiscoté : une poésie qui va droit au cœur. Joseph Pommier, lui, ne parle pas d’autre chose que d’espérance non plus quand, après avoir décrit en vers plus longs et plus fourmillants de cassures de rythme une vie au travail marquée par la servitude volontaire, il glisse qu’« Au prix d’un sommeil lourd on s’arrache / À ces pensées rageuses qui stationneront dans l’oubli ». Florent Chamard flirte (un peu, par rapport à ses prédécesseurs plus narratifs et moins métaphoriques) avec le surréalisme pour « réapprendre le silence des horizons sans but » et retrouver « la tentation du sel et des vagues » ; dans sa présentation, il avoue qu’il aime haïr… tout un programme ! Poésie rock’n’roll pour Vincent Duhamel, mon chouchou de ce numéro, avec un poème magistral et habité intitulé « La boîte » : « J’aurais voulu mourir à neuf ans lors d’un mercredi pluvieux ennuagé de flocons et de victoires avec sur le bord des lèvres l’amour d’une pêche ensoleillée de la veille et, dans le cœur, un oisillon s’étouffant d’un requiem enchanté. » Puis vient une étrange boîte offerte par la mystérieuse Matriochka, concentré de peurs et de fantasmes ; un texte puissant sur les attirances de l’enfance, qu’elle soit enchantée ou brisée. Enfin, dernière autrice et seule femme, Antonella Eye Porcelluzzi conclut par une poésie plus déstructurée où le langage se fait plutôt phonèmes que longs vers. C’est un de ses poèmes, court alors qu’elle peut aussi nous embarquer dans de longues variations hypnotiques sur un sujet donné, qui sera reproduit complet ci-dessous.

    En un mot comme en cent : Nouveaux Délits, c’est une belle revue, bien conçue, bien réalisée, et ce numéro 60 en est la preuve.

    Pour en savoir plus et surtout ! vous abonner, visitez le site internet de la revue Nouveaux Délits.


    Love deux song n. 25 (Antonella Eye Porcelluzzi)

    Pour ceux qui conduisent deux avions
    qui dirigent deux industries
    qui chevauchent deux chevaux
    et tirent avec deux arcs
    pour ne pas se retrouver avec
    deux anus à soigner
    en cas d’hémorroïdes.
    je suis un monstre qui a tout osé

     

    Source :

    http://accrocstich.es/post/2018/04/10/Revue-de-revue-%3A-Nouveaux-D%C3%A9lits