Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

ÉDITIONS ASSOCIATIVES NOUVEAUX DÉLITS - Page 2

  • Revue Nouveaux Délits n°79

     

    COUV small.jpg

     

     

    Novembre ! C’est la première fois en 21 ans que Nouveaux Délits paraît avec un mois de retard ! Ce qui est à retenir aujourd’hui, c’est que la revue a changé d’adresse (voir le bulletin de complicité, qui occupe comme à son habitude la dernière page).  

     

    Le monde s’enguerre et s’abêtit désespérément et les vies se compliquent, basculent, explosent parfois très soudainement et j’ai la sensation que c’est un phénomène qui touche ou a touché énormément de personnes en cette déjà finissante année 2024 et pas seulement sous les bombes. Ceci dit, si les dénommées « infos » servent à quelque chose, ce pourrait être de nous apprendre à relativiser justement nos problèmes et apprendre à mieux apprécier ce qui EST ou tout au moins à mieux accepter ce que nous ne pouvons changer tout en continuant à améliorer avec ténacité tout ce qu’il nous est possible d’améliorer en nous et autour de nous. La douleur est plus difficile à relativiser car elle n’a rien à voir avec le mental, qu’elle soit physique, psychologique, émotionnelle ou tout à la fois, chacun fait face comme il peut. Perte, deuil, trauma. Trauma qui vient d’une forme étendue de la racine indo-européenne terə, qui signifie frotter, tourner, avec des dérivés qui font référence à la torsion, la perforation, tout ce qui blesse mais aussi au battage des céréales, au frottement qui leur fait perdre leur enveloppe. L’analogie est très intéressante et d’ailleurs anciennement cela se faisait à l’aide de fléaux…

     

    Alors, oui ! La vie peut nous frotter, nous tordre, nous perforer, nous battre, nous faire mal à devenir foufolle et alors se pose la question du sens. Je ne parlerai pas pour les autres, je vais juste parler pour moi : chaque épreuve dans ma vie — et elles ont commencé très tôt — m’a amenée peu à peu à creuser au-delà de l’apparente et souvent réelle injustice, à fouiller au-delà de la dégueulasse malchance, à chercher un sens bien au-delà des limites de ce que je pouvais supporter ou pensais pouvoir supporter. C’est à ce creusage, fouillage, à cette marche forcée par les événements, par la collision des inconsciences, que je donne le nom de spiritualité. Car c’est là que commence le choix, notre choix : grandir ou pourrir.

     

    Je n’ai pas d’église, pas de religion, c’est avec les mains dans la terre ou en marchant avec elle que je ne fais qu’un avec ma spiritualité. L’essentiel est contenu dans la graine et dans toutes ses transformations. Un cycle qui, à chaque nouvelle germination, rend une plante plus forte, plus féconde, plus résiliente mais, pour cela, la graine doit se défaire de son enveloppe dans l’obscurité sans savoir si elle reverra la lumière. Sans quoi, elle pourrit. Nous, humain-es, sommes aussi des graines.        

                                                                                                                          

     CGC

     

     

    un vieux jardinier m'offre des courges tardives
    qui devinerait que le vieillard oisif
    fait de sa vie une longue ivresse ?

    Lu Yu

     

     

    5 cormier small.jpg

     

    AU SOMMAIRE

      

    Délits de poésie pas tout à fait dans l’ordre :

     

     Jean-Luc Aribaud ; Éric Aubel ; Emmanuel Jeuland

     Valentina Casadei : Plainte contre A. (extrait)

     Jean-Christophe Bellevaux : L’imposture (extraits)

     Wald : Gravillons (extrait)

     

    Petites proses cocasses-cauchemardesques : Julien Grandjean

     

    Délit d’écho : Louise Brun : Métal/Fréquence Chair

     

    Délit d’altitude : Mael Maom-Orff : La subtile mouvance d’une montagne

     

     

    Délits d’(in)citations, feuilles qui tombent, immortelles, au coin des pages. Vous trouverez le bulletin de complicité au fond en sortant vêtu de sa nouvelle adresse à noter !

     

      

    12 small.jpg

    Illustrateur : Archibald Aki

     

    Originaire du nord de la France, Archibald Aki est l'auteur de quelques œuvres poétiques aux Éditions Les Venterniers. Il en fait souvent des spectacles musicaux. Comédien et barman par-ci par-là puis gérant d'un maquis ré-créatif à Dakar ( Petit Keur), il vit désormais aux Pays-Bas où il se construit une chapelle en papier décorée de traits et de lettres, de formes et de couleurs dans la recherche désespérée de l'Homme (et de la Femme, pour sûr), de dieux et de diables (à provoquer) et de lui-même.

     

     

    7 small.jpg

     

    Il ne suffit pas toujours d’être pardonné par les autres, parfois tu auras à apprendre à te pardonner à toi-même… Tu apprendras que, avec la même sévérité que tu juges les autres, toi aussi tu seras jugé et parfois condamné… Tu apprendras que, peu importe que tu aies le cœur brisé, le monde ne s’arrête pas de tourner. Tu apprendras que le temps ne peut revenir en arrière. Tu dois cultiver ton propre jardin et décorer ton âme, au lieu d’attendre que les autres te portent des fleurs…Alors, et alors seulement, tu sauras ce que tu peux réellement endurer ; que tu es fort, et que tu pourrais aller bien plus loin que tu le pensais quand tu t’imaginais ne plus pouvoir avancer ! C’est que réellement, la vie n’a de valeur que si tu as la valeur de l’affronter !

      

    Jorge Luis Borges in Apprendiendo

     

     

    1 small.jpg

     

     

    Les Délits buissonniers

      

     

     Une belle collection hors des sentiers battus

    à découvrir absolument !

     

     

    Feu de tout bois de Murièle Modély, illust. Sophie Vissière 

    Instantanés de Myriam OH, illust. Silvère Oriat 

    Petite histoire essentielle de la futilité de Bruno Toméra, illust. Jean-Louis Millet 

    Printemps captif de Lionel Mazari, illust. Morgane Plumelle

    Paraît que d’Heptanes Fraxion, illust. Jimmy Fortier

    La cloche a sonné d’Aline Recoura, illust. Ludo Godot

    Des ombres et des anges de Josette Soulas Moyes, illust. Philippe Chevillard

     

      

    Plus de détails ici :

     http://larevuenouveauxdelits.hautetfort.com/delits-buissonniers/

     

     

     à commander aux éditions NOUVEAUX DÉLITS

     10 € + port 3 €

     

    Règlement par chèque ou virement

     

    4 small.jpg

     

    Nouveaux Délits 79 - Novembre 2024 - ISSN : 1761-6530 - Dépôt légal : à parution - Imprimé sur papier recyclé et diffusé par l’Association Nouveaux Délits - Coupable responsable : Cathy Garcia Canalès - Illustrateur : Archibald Aki - Correcteur : Élisée Bec

    http://larevuenouveauxdelits.hautetfort.com

     

     

     

  • Revue Nouveaux Délits n°78

    COUV.jpg

     

    Cet édito ne m’est pas aisé car j’ai perdu les mots. Cela arrive et ce n’est pas grave même si la cause en est un excès de maux qui dépasse la capacité — même pour une poète bien noire comme je peux l’être — d’assimilation et de transmutation, et ce n’est pas la démence épuisante des décideurs du monde qui va me faire retrouver l’art des mots pirouettes.

     

    J’ai perdu les mots mais les silences font des trous dans le temps,  plongent au plus profond de sources insoupçonnées et ramènent dans leurs filets tendus à vif, une poignée de sable : l’essence de soi et des vibrations qui tournent autour des anciens mots, forment un tourbillon et les décapent jusqu’à l’os. Le reste est à brûler, brûler pour renaître, libre des mots radotés, des mots enkystés, des mots qui nous entravent, nous enferment dans les cachots de nos histoires.

     

    Et après le labeur des silences, viendront les mots nouveaux, les mots graines.

     

    CGC

     

     

     

    Toute parole est là pour séduire la mort.

    Anne Jullien

     

     

    1.jpg

     

    AU SOMMAIRE

     

    Délits de poésie :

     

    Jean-Jacques Camy

    A. Celnetz, poèmes du temps de la Quarantaine

    Alain Lasverne, Rue Révolution

    Yve Bressande

    Ahmed Elalfy

    Marine Giangregorio

    Estelle Cantala, Bain de nuit – 4 au champ (extrait)

     

    Délits d’(in)citations,  l’écho au fond du puits au-dessus duquel tout poème se penche. Et vous trouverez le bulletin de complicité au fond en sortant toujours émerveillé de trouver encore et encore lui aussi un écho parmi vous.

     

    0.jpg

    Illustratrice : Alissa Thor

     

    « Je peins pour que vous vous arrêtiez, pour aller vers vous, pour faire face. Je peins pour que les mots viennent, et la douceur, et la violence, et les corps tout ensemble. Je peins pour que quelque chose se passe. Quelque chose entre nous, d’intime et de sauvage. » 

    Son site : https://alissathor.wixsite.com/alissathor

     

     

    f2a40a_925245ba8090420480be98042a7c3ffc~mv2.jpg

     

    fleurs de prunier blanches
    et cette nuit qui devient
    la lueur de l'aube

    Buson

     

    *

     

     

    Le 7e délit buissonnier est sorti en février !

     

    COUV rec.jpg

     

     

    J’avais en moi

    L’appui sans faille d’un ami

    Le temps

     

    Il m’a tenu la porte ouverte

    Appris à voir à dire

    À deviner et à comprendre

     

    Il m’a tenu la tête droite

    Lorsque j’ai traversé les corridors du vent

    M’a appris à tisser le sombre avec le clair

    Tisser le doux avec l’amer

     

    Il m’apporte aujourd’hui

    Son chemin de lumière

    Les ombres et les anges

     Enfin réconciliés.

     

     

     

    Josette Soulas Moyes est née le 25 décembre 1942. Vous avez pu la lire pour sa toute première publication dans le n° 76 en octobre dernier et c’est une immense émotion et une immense joie, pour moi comme pour elle, d’avoir pu donner naissance à ce recueil magnifique.

     

    Illustrations originales de Philippe Chevillard

    28 pages agrafées, tirage numéroté sur papier 100 % recyclé

    10 € + 3 € de port à commander à l’Association Nouveau Délits

     

     

     

    Nouveaux Délits 78 - Avril 2024 - ISSN : 1761-6530 - Dépôt légal : à parution - Imprimée sur papier recyclé et diffusée par l’Association Nouveaux Délits - Femme orchestre : Cathy Garcia Canalès Illustratrice :  Alissa Thor Correcteur : Élisée Bec — http://larevuenouveauxdelits.hautetfort.com

     

     

     

  • COLLECTION CARTES-POÈMES "ORACLES" - mise à jour régulière

    DSC07384 SMALL.jpg

     

    Une collection de poésie hors norme, des pièces uniques fabriquées avec de l'inspiration spontanée, du papier, de la colle & des ciseaux : à l'époque du tout virtuel, décalage revendiqué !

     

    Un poème unique de Cathy Garcia Canalès, fruit spontané d'une contrainte que l'auteur  s'impose à elle-même.

    Ce sont des cartes doubles (qui s'ouvrent donc) au format 10,5 x 15 cm, chacune est signée et numérotée. Elles sont disponibles à la pièce ou sous forme d'abonnement : une carte par mois pendant 6 mois ou un an : 

     

     10 € à la pièce port compris

    Abonnement soutien 6 mois : 50 €

    Abonnement soutien 12 mois : 80 €

     

    Elles sont vendues en soutien à l'association.

    à réserver à : nouveauxdelits.editions@sfr.fr

     

     

    Vous pouvez voir et choisir ci-dessous parmi les cartes de la collection disponibles :

     

     

     

    DSC07389 SMALL.jpg

    réservée

     

     

    DSC07391 SMALL.jpg

    réservée

     

     

    DSC07388 SMALL.jpg

    réservée

     

     

    DSC07387 SMALL.jpg

    réservée

     

     

    DSC07386 SMALL.jpg

    réservée

     

     

    DSC07385 SMALL.jpg

    réservée

     

     

    Scan2022-02-19 small.jpg

    réservée

     

     

     

    Scan2022-02-19_2 small.jpg

    réservée

     

     

    Scan2022-02-19_3 small.jpg

    réservée

     

     

    Scan2022-02-19_4 small.jpg

    réservé

     

     

    Scan2022-02-19_182324 small.jpg

    réservée

     

     

     

    Scan2022-02-19_182515 small.jpg

    réservée

     

     

    Scan2022-02-19_183217 small.jpg

     

     

    Scan2022-02-20 2 small.jpg

    réservée

     

     

     

    Scan2022-02-20 small.jpg

    réservée

     

     

     

    Scan2022-02-24 small.jpg

    réservée

     

     

     

     

    Scan2022-02-25 small.jpg

    réservée

     

     

     

    Scan2022-02-27 small.jpg

    réservée

     

     

    Scan2022-03-02 small_.jpg

    réservée

     

     

    Scan2022-03-02 small.jpg

     

     

    Scan2022-03-03_smalljpg.jpg

    hors série réservée

     

     

    Scan2022-03-03_small.jpg

    réservée

     

     

     

    Scan2022-03-04_small.jpg

    réservée

     

     

    Scan2022-03-07 smalljpg.jpg

    réservée

     

     

     

    26 small (2).jpg

     

     

    Scan2022-03-08 small.jpg

     

     

     

    Scan2022-03-10small.jpg

    réservée

     

     

    Scan2022-03-10 II SMALL.jpg

    réservée

     

     

     

    Scan2022-03-14 small.jpg

    réservée

     

     

    Scan2022-03-15 small.jpg

    réservée

     

     

    Scan2022-05-22 small.jpg

    réservée

     

     

     

    Scan2022-06-04_101106 small.jpg

    réservée

     

     

     

    Scan2022-06-04_181059 small.jpg

    réservée

     

     

     

    002.jpg

    réservée

     

     

    20.jpg

    réservée

     

     

     

    25 10 small.jpg

    réservée

     

     

     

    25.jpg

    réservée

     

     

     

    25 10 2 small.jpg

    réservée

     

     

     

    25 10 3 small.jpg

     

     

     

    25 10 4 small.jpg

    hors série

     

     

     

    27 10 small.jpg

     

     

     

    29 10 small.jpg

    réservée

     

     

    27 10 2 small.jpg

     

     

     

    43.jpg

    réservée

     

     

     

    44.jpg

    réservée

     

     

     

    45.jpg

    réservée

     

     

    46 small.jpg

     

     

     

    47 small.jpg

    réservée

     

     

     

    48 small.jpg

    réservée

     

     

     

    49.jpg

    réservée

     

     

     

     

    47 small.jpg

     

     

     

    48 small.jpg

    réservée

     

     

     

    49 small.jpg

     

     

     

    50.jpg

     

     

    à suivre...............

     

     

     

  • Avis de parution : Des ombres et des anges de Josette Soulas Moyes, délit buissonnier n°7

     

     

    COUV rec.jpg

    cliquez sur l'image pour l'agrandir

     

     

     

     

    J’avais en moi

    L’appui sans faille d’un ami

    Le temps

     

    Il m’a tenu la porte ouverte

    Appris à voir à dire

    À deviner et à comprendre

     

    Il m’a tenu la tête droite

    Lorsque j’ai traversé les corridors du vent

    M’a appris à tisser le sombre avec le clair

    Tisser le doux avec l’amer

     

    Il m’apporte aujourd’hui

    Son chemin de lumière

    Les ombres et les anges

     Enfin réconciliés.

      

     

     

    L’auteur :

     

    Josette Soulas Moyes est née le 25 décembre 1942, dans une banlieue proche de Paris, Issy-les-Moulineaux, mais le changement de vie de sa mère l’amena en Normandie, à l’âge de quatre ans. Elle n’a jamais été publiée, mais a toujours gardé un contact avec l’écriture, « petits papiers », porteurs de poèmes et d’histoires courtes, perdus, déchirés, retrouvés… Elle a suivi plusieurs ateliers d’écriture et depuis sa retraite, elle a consacré plus de temps et de travail à l’écriture. Elle a formulé, d’une façon qui l’a surprise elle-même, l’enjeu que représente ce chemin :  «  se réconcilier avec sa vie ». Sa vie, elle la partage entre l’Alsace (Strasbourg) et la Provence (Vaucluse-Ventoux).

     

      

    L’illustrateur, Philippe Chevillard

    « Auteur de BD amateur et illustrateur amateur, je consacre une partie de mon temps à la création de courtes bandes dessinées et l'illustration de textes d'auteurs pour des revues, recueils de poésie, ou affiches. Mes dessins ont été publiés aux éditions Jacques Flament, éditions des embruns, éditions Lamiroy, dans les distributeurs BDs de Short édition, ainsi que dans divers fanzines, recueils, et revues littéraires tels que : Traction Brabant, Le Soc, Le coquelicot, Poétisthme, Soleil Hirsute, La piscine, L’imagineur, L’utopie, Présences d’esprits, Lichen, Hélas, Opuscule, L’Ampoule, Caractère …  »

    https://philippechevillard.fr/

     

    *

     

    28 pages agrafées

    tirage numéroté 

    imprimé sur papier 90 g & 250 g calcaire

    100 % recyclé

      

    10 €

     

    Dépôt légal : février 2024   -   ISSN : 2556-0026

       http://larevuenouveauxdelits.hautetfort.com

     

     

    *

    Délits buissonniers

    est une collection de tirés à part

    de la revue Nouveaux Délits

     

    Vous pouvez lire Josette Soulas Moyes

    dans le numéro 46 (octobre 2023)

     

     

     

     

  • Revue Nouveaux Délits numéro 77

    couv rec.jpg

     

     

    Aucune vie ne ressemble à une autre et la douleur n’est pas toujours visible, quantifiable, sauf quand elle est si collective qu’on ne peut plus l’ignorer. Aucune vie ne ressemble à une autre, certaines sont tellement pleines de ces épreuves qui jettent à terre, rouent de tant de coups que cela semble n’avoir plus aucun sens. Les épreuves cependant qui nous tordent, nous forgent de l’intérieur jusqu’à parfois toucher la grâce. Toujours au bord pourtant de basculer, grâce ou folie, la frontière est si fine. En ce début d’année où il est de coutume de souhaiter et s’entre souhaiter, mes pensées vont vers toutes celles et ceux qui souffrent dans leurs corps, dans leurs têtes, dans leur vies, dans le corps des êtres qui leur sont chers. Mes pensées se ruent vers celles et ceux qui vivent dans la peur, la terreur, l’horreur, celles et ceux qui sont accablé-e-s par les injustices, celles et ceux qui éprouvent une solitude inhumaine, celles et ceux qui ont le cœur en miettes, l’âme mutilée, celles et ceux qui sont oubli-é-e-s, piétiné-e-s, humili-é-e-s, écrasé-e-s, broyé-e-s, perdu-e-s, poussières… Et je me souhaite — car qui suis-je pour dire à d’autres ce qui leur est nécessaire ? — je me souhaite, donc, le courage de garder dignité quoiqu’il arrive et le sens du respect, la volonté d’être juste, d’accepter ce qui en moi est fragile et blessé, ce qui chemine dans les ténèbres et la force d’endurer ce qui me tord, me forge, me polit et qui, peut-être à la longue, finira par me sublimer. Aucune vie ne ressemble à une autre mais la vie est une seule et même énergie qui nous traverse, nous anime, qui que nous soyons, où que nous soyons : humains, animaux, végétaux et même, à leur façon, les pierres de cette Terre qui n’en peut plus de nous. C’est ce que je ressens au plus profond de moi. Tout est vibration, tout porte un message alors je voudrais veiller toujours mieux à celui que moi-même je porte et transmets à travers mes pensées, mes choix, mes actions, mes mots, mes cellules… Veiller sur les causes car il est toujours trop tard quand il s’agit de réparer de néfastes conséquences… J’essaie de ne pas me décourager trop vite ou trop longtemps. Aucune vie ne ressemble à une autre, que chacune soit belle et sereine comme un lever de soleil, un chant d’oiseau à la nuit tombée, un vin d’amour à partager.

    CGC

     

     

     

     

    Étant donné que nous avons des cellules qui sont les filles des premières cellules de la vie, nous avons en nous de façon singulière toute l'histoire de la vie... nous avons l'univers en nous.
    Edgar Morin

     

     

    IMG_20230726_162233.jpg

     

    AU SOMMAIRE

     

     

    Délits de poésie :

     

    ᕱ Michel Abécassis

    ᕱ Alain Flayac

    ᕱ Judith

    ᕱ Alexandre Poncin

    ᕱ Erwan Gourmelen

    ᕱ Marianne Duriez

    ᕱ Oriane Barbey

     

    Résonance (profonde) : Kogis, le chemin des pierres qui parlent, Éric Julien (Actes sud, coll. Voix de la Terre, 2022).

     

     

    Délits d’(in)citations au coin des pages en réflexion. Vous trouverez le bulletin de complicité toujours au fond en sortant avec des étoiles plein les poches !

    Grâce à vous, abonné-es et lectrices, lecteurs d’un numéro ou deux, il résiste aux tempêtes inflationnistes et vous en remercie chaleureusement !

     

     

    IMG20230726164121.jpg

     

    Illustratrice : Corinne Pluchart

     cheminant toujours en poésie, en bleu, en indicible. Pas de langue autre qu'en poésie. Et la peinture pour la chair, la vibration et la légèreté. Et toujours en terre bretonne.

     

    *

     

    Bon à savoir : la revue Nouveaux Délits utilise l’écriture inclusive (qui ne portait pas encore de nom mais existait déjà) depuis au moins le n°42, c’est-à-dire avril 2012…

     

     

    5.jpg

     

    Même dans les périodes les plus sombres, nous sommes en droit d’attendre une certaine lumière. Et il est très probable qu’elle ne viendra pas tant de théories ou de concepts, mais de la lumière incertaine, vacillante, souvent faible, que certains hommes et femmes, au cours de leur vie et de leur travail, auront allumée dans toutes sortes de circonstances, la répandant sur le temps qu’il leur a été donné de passer sur terre.

     Hannah Arendt

     

     

     

    IMG20230726164223.jpg

     

     

     

    Refaat Al Areer, dernier poème

     

    Si je dois mourir
    tu dois vivre
    pour raconter mon histoire
    pour vendre mes effets
    et acheter une étoffe
    et quelques ficelles
    (une étoffe blanche avec une longue traîne)
    pour qu'un enfant quelque part à Gaza
    en regardant le paradis dans les yeux
    guettant son père parti dans un brasier
    sans dire adieu à personne
    pas même à sa chair
    pas même à lui-même
    voie le cerf-volant, mon cerf-volant tout là-haut
    que tu auras fabriqué, volant tout là-haut
    et pense un instant qu'un ange est là
    ramenant l'amour
    Si je dois mourir
    fais que cela apporte de l'espoir
    que ce soit un conte


     

    Refaat Al Areer, poète palestinien, professeur de littérature anglaise, mort à Gaza sous les bombes dans la nuit du 7 au 8 décembre.

     

     

    NON À LA GUERRE, À TOUTES LES GUERRES ! STOP !

     

     

     

     

    3.jpg

     

    Nouveaux Délits 77 - Janvier 2024 - ISSN : 1761-6530 - Dépôt légal : à parution - Imprimée sur papier recyclé et diffusée par l’Association Nouveaux Délits Coupable responsable : Cathy Garcia Canalès  Illustrateur : Corinne Pluchart Correcteur : Élisée Bec

     

     

     

     

     

     

  • Revue Nouveaux Délits - Numéro 76 (extraits)

     

    Quelques extraits de ce numéro sorti en octobre 2023, avec des textes de Sandrine Davin, Jean-Louis Clarac, Amandine Gouttefarde-Rousseau, Alain Nouvel, Josette Soulas Moyes, Bruno Giffard, Cathy Garcia Canalès & un poème d'Abdellatif Laâbi. Morceaux choisis et lus par Cathy Garcia Canalès.

    En savoir plus : http://larevuenouveauxdelits.hautetfort.com/

     

     

     

     

  • Revue Nouveaux Délits n°76

    COUV 76.jpg

     

     

     

    Nous venons de passer le mois dit de la rentrée : bonne rentrée ! souhaite-t-on… Et la sortie, bonne sortie ? Nous usons au sens littéral de formules, elles finissent par être très polies mais que signifient-elles vraiment ? Formule, c’est joli ce mot si on n’y colle pas de chiffre après, genre formule 1 ou l’air renfermé d’un formulaire…

    Et si nous profitions de la rentrée donc pour rentrer oui, véritablement, en nous-mêmes ? C’est ce que nous enseignent les cycles des végétaux qui en cette saison — de notre côté du monde en tout cas —, après avoir tout donné pour se perpétuer, laissent tomber leurs derniers fruits, dernières graines sur le sol où chacun sait ce qu’il à faire puis ralentissent le rythme, laissent redescendre la sève aux racines… Les animaux se préparent aussi pour la saison froide donc ce serait bien le moment de rentrer en soi, voir la rentrée comme un ralentissement, un approfondissement plus qu’une agitation, une accélération…

     

    On l’oublie trop souvent : la majeure partie de ce qui se passe dans le monde, se passe d’abord en chacun de nous et on revient à la formule — abracadabra, que le feu de Dieu tombe sur toi ! — et quelle autre déité ici-bas que nous-même, qui décidons et créons, éludons ou provoquons, prévenons ou aggravons ? Sommes-nous déité de la discorde ou des récoltes ? De l’argent ou du soin ? De l’avidité ou du partage ? Ladite nature est imprévisible, oui, mais nous sommes une espèce dite intelligente et nous pouvons concevoir l’imprévisible et protéger l’essentiel. Encore faut-il se mettre d’accord sur ce qui est essentiel... Nous parlons de cultiver notre jardin intérieur : est-il jardin ou terrain vague plein d’ordures ? Jardin ou terre exsangue et saturée de pollution ? Jardin ou zone commerciale ? Jardin ou bunker ?

     

    Que formulons-nous dans nos intériorités ? Quelles pensées, quelles intentions laissons-nous se densifier en nous jusqu’à ce qu’elles se matérialisent et agissent à l’extérieur ? Abracadabra ! La magie est un art du quotidien ordinaire, c’est faire bien attention à ce à quoi nous donnons formula, c’est-à-dire « forme », en latin.

     

    La poésie est une façon de formuler le monde, qui nous imprègne, nous traverse, nous façonne et nous ensemence de l’intérieur. Un art du quotidien ordinaire.   

    CGC

     

     

     

    (…) le chaos du monde n’est que la projection du chaos régnant dans chaque individu.

    Jiddu Krishnamurti in L’origine de la pensée

     

    5 (texte 4).jpg

    AU SOMMAIRE

     

     

    Délits de poésie :

     

    Sandrine Davin

    Jean-Louis Clarac : Poussières aimantes

    Amandine Gouttefarde-Rousseau : Nagas (extraits)

    Alain Nouvel : Presque riens

    Josette Soulas Moyes : Des ombres et des anges (extraits)

    Bruno Giffard : Écume au plus sec des tiroirs (extraits)

     

     Où la revuiste se lâche et parle de ses trois derniers livres avec des extraits de Je l’aime nature, sorti en juillet 2023.

     

    Comme dans chaque numéro, les Délits d’(in)citations scintillent au coin des pages et vous trouverez à la fin le bulletin de complicité avec ses beaux délits buissonniers mais pas de nouveau en cette année qui exige de se concentrer sur ce qui est déjà là.

     

     

    6 (texte 5).jpg

    Illustrateur : Philippe Chevillard

    Auteur de BD amateur et illustrateur amateur, je consacre une partie de mon temps à la création de courtes bandes dessinées et l'illustration de textes d'auteurs pour des revues, recueils de poésie, ou affiches. Mes dessins ont été publiés aux éditions Jacques Flament, éditions des embruns, éditions Lamiroy, dans les distributeurs BDs de Short édition, ainsi que dans divers fanzines, recueils, et revues littéraires tels que : Traction Brabant, Le Soc, Le coquelicot, Poétisthme, Soleil Hirsute, La piscine, L’imagineur, L’utopie, Présences d’esprits, Lichen, Hélas, Opuscule, L’Ampoule, Caractère …  https://philippechevillard.fr/

     

     

     

    1 (texte 1).jpg

    D'où vient la haine ?

    D'où vient la haine

    cette haine-ci

    qui fuit la conscience

    comme la peste

    qui proscrit de la langue

    la raison

    qui réduit le cerveau

    à un pois chiche

    qui efface des yeux

    la lumière

    qui déracine du cœur

    ce qui pourrait s'apparenter

    à un sentiment

    D'où vient la haine ?

    qui a fermé à double tour

    la porte

    derrière laquelle se tiennent terrorisés

    le doute

    le regret

    la compassion

    le pardon

    qui frappent et frappent

    à cette porte

    jusqu'à ne plus comprendre pourquoi

    et s'arrêtent

    convertis au désespoir

     

    Abdellatif Laâbi

    in La Terre est une orange amère

     

    7 (texte 6).jpg

     

     

    Nouveaux Délits 76 - octobre 2023 - ISSN : 1761-6530 - Dépôt légal : à parution - Imprimée sur papier recyclé et diffusée par l’Association Nouveaux Délits Coupable responsable : Cathy Garcia Canalès  Illustrateur : Philippe Chevillard Correcteur : Élisée Bec   

     

     

     

     

    COUV T2.jpg

     

    COUV recto T2.jpg

     

    à tire d’aile, septembre 2023

     

    COUV T3.jpg

     

    COUV recto T3.jpg

      

     

    Chaque tome fait 52 pages agrafées comme le premier

    imprimé sur papier recyclé 80 g et 250 g calcaire pour la couverture

    chaque exemplaire est numéroté et signé

    avec dans le tome 2, deux illustrations originales de François Pouch

     

    12 € chaque nouveau tome

    + port pour un tome : 2,50 €

    pour deux : 4 €  

    Offre spéciale pour les trois tomes : 40 € port compris

    Pour commander voir en fin de revue

     

     

     

  • La revue a 20 ans !!

     

    Je n'aurais jamais pu le prévoir, mais voilà  :

    la revue Nouveaux Délits a eu 20 ans le 1er juillet ! Dingue !

    Merci à toutes celles et ceux qui la soutiennent et y ont contribué d'une façon ou d'une autre !

     

     

    *

    NOUVEAUX DÉLITS

    Revue de poésie vive et dérivés

    – Numéro zéro -

    juillet 2023

     

      

    Pourquoi Nouveaux Délits ? Et pourquoi pas ?

    Voilà le point de départ de cette revue qui se lance, à l’eau ou par la fenêtre comme on voudra, l’essentiel étant l’élan, l’impulsion, l’envie de faire. Faire réfléchir plus que plaisir, faire connaissance, faire le lien entre tous et chacun, pourvu qu’il soit avide de paroles, fraîches ou chaleureuses c’est selon, mais dans tous les cas vivantes.

    Les auteurs sont lecteurs, les lecteurs auteurs et chacun contribue ainsi à poétiser le monde.

    Poétiser : nettoyer les regards de la poussière du conformisme ambiant, goûter des saveurs nouvelles. Nouveaux Délits aime les mélanges, les différences, les mots qui dérangent, qui grattent, qui démangent, pour ne pas céder au sommeil qui dissout les consciences.

    Nouveaux Délits à inventer, à commettre ensemble. Poétiser est un acte, pas un luxe.

    Soyez à l’écoute du vent qui passe, ignorant les frontières, colporteur de bonnes et mauvaises nouvelles. Confiez-lui vos textes, vos poèmes, vos délires, il en fera peut-être de la matière à Nouveaux Délits.

     

     

     

    "Un poète doit laisser des traces de son passage, non
    des preuves. Seules les traces font rêver"

    René Char

     

    *

  • Revue Nouveaux Délits n°75

     

    COUV.jpg

     

    Quelle époque épuisante, collectivement et puis pour beaucoup individuellement ! Tellement qu’écrire un édito pour ce numéro semble au-dessus de mes forces et puis il y aurait tant à dire que ce n’est pas une petite page qui y suffirait. Quelques mots résonnent : colère, absurdité, injustice, paix, changement, radical, urgence, catastrophe, confusion, bêtise, mépris, inhumanité, aveuglement… Mais j’ai trop usé ma langue sur les bords amers et tranchants de ce monde modelé par quelques fous qui prennent toute l’humanité et son futur en otages. Je préfère laisser ma langue non pas aux chats mais à toutes celles et ceux qui œuvrent à alimenter le feu des consciences, à élever l’imaginaire, à semer des graines de sens là où rien ne pousse, à parler la langue du vrai, aussi noire que nécessaire mais qui ne triche pas, qui n’enrobe pas de vernis, de sucre de séduction ; à celles et ceux qui savent la langue de soin qui tend vers l’autre des mots de secours, langue bonne et belle des naïfs qui refusent de jouer dans la cour des cruels et des prétentieux, langue du sage silence aussi quand la cacophonie rend tout contact explosif. Tant de langues, tant de possibles. Car « Nous sommes arrivés à un moment de l’histoire où nous devons d’urgence redéfinir le sens de la civilisation », a dit très justement Hayao Miyazaki et clairement cette langue qu’on nous assène depuis les hauteurs des palais et des étincelants buildings n’a plus rien à voir avec une quelconque idée de civilisation.                          cgc

     

     

    Je sais pourquoi

    autant se taire

     

    Ne pas crier dans le désert

    quand c’est chaque grain de sable qui souffre

    ne pas parler aux vieux murs qui radotent

     

    Passer en silence

    avec la petite escorte d’insouciance

    qu’on aura un temps séduite

     

    Lionel Mazari

     

     

    des-gens.jpg

    AU SOMMAIRE

     

     

    Délits de poésie :

     

    Marie-Florence Ehret, Au jardin (extrait)

    Antoine Simon

    Marie-Françoise Ghesquier, Le pont suspendu (extraits)

    Pierre Gondran dit Remoux, ainsi s’endort le ballast suivi de on hoche on hoche on hoche (extraits)

    Marie Tavera

    Danielle Querol Bonhomme, Fondrières de la parole

     

    Délit de l’autre : Éric Cuissard, L'autre qui était peut-être lui (extraits)

     

    Résonance : Gîtes de Julio Cortázar, trad. de l’espagnol (Argentine) par Laure Bataillon, Gallimard, 2012.

     

    Délits d’(in)citations ainsi font font font les petites pâquerettes. Vous trouverez le bulletin de complicité fort désolé : la disparition du tarif éco, entre autres, force à l’augmentation du prix de l’abonnement (par voie postale) donc à prendre en compte pour tout renouvellement à partir du 1er avril 2023.

     

     

    avenir-commun.jpg

    Illustratrice :  Anouk Rugueu

     

    « Ancienne libraire, j’ai toujours aimé lire, écrire et dessiner. Ayant eu la chance de travailler de nombreuses années à la librairie d’un musée, j’ai pu fusionner mes centres d’intérêt dans le plaisir quotidien de feuilleter des livres d’art, de discuter de création et de livres avec les clients et visiteurs. Je dessine aujourd’hui surtout sur des pages de livres anciens et des matériaux de récup. »                                              

    Son site : https://rugueu.com/

     

     

    homme-arbre.jpg

     

    Pour qui sait se ménager du loisir, une journée s’étend sur mille ans.

    Pour qui a le cœur vaste, une cabane est aussi spacieuse que l’univers.

     Zicheng Hong

     

     

     

    Revue Nouveaux Délits – Avril 2023 – ISSN : 1761-6530 Dépôt légal : à parution – Imprimée sur papier recyclé et diffusée par l’Association Nouveaux Délits Coupable responsable : Cathy Garcia Canalès Illustratrice : Anouk Rugueu Correcteur : Élisée Bec                 http://larevuenouveauxdelits.hautetfort.com

     

    ***


    Parution le 1er février 2023

     

    COUV Recto.jpg

     
    2014-2022

     

    "Parfois, j’ai des orgasmes de nature qui m’ouvrent le cœur en deux comme une graine mûre. Je suis l’arbre, la mésange, la grenouille, le nuage, la pluie, l’orage, je pourrais dévaster un bureau de pôle emploi, en faire une jungle pleine de feuilles, de cris et de fouillis odorant. Où est la case poète ? S’il n’y a plus de place pour les arbres, les plantes, les oiseaux, les animaux, il n’y en a pas non plus pour les enfants, les mystiques et les poètes, tout ça c’est la même chose, tout ça est connecté directement à la source, la source vitale, la source de toute chose. Pur ressenti, pure perception en résonance avec le monde des formes mais en totale inadéquation avec celui des normes et des apparences. Il n’y a pas de mystère, tout est mystère et la normalité est une affreuse invention, réduction, supercherie."


    à tire d'ailes toujours, 52 pages bien remplies, agrafées, 
    papier recyclé à 100 % 
    mon illustration en couverture : "Dans la chair", 2023

     

    12 € + 3 € de port,  à commander directement : mc.gc@orange.fr