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27/02/2017

Rencontre avec les membres de l’association Amigrants de Cahors

Pour un bout de papier - émission du 17 février 2017 - Canal Sud

Sans frontière ni nation, l’émission Pour un bout de papier vous propose en février de discuter du soutien aux migrants migrantes : Du délit de solidarité qui criminalise l’entraide aux transformations du travail social dans les centres d’accueil des migrant.e.s.

Au sommaire de cette émission :

1 . Les nouvelles du Centre de rétention administrative de Cornebarieu
2 . Travail social ou flicage ? Les travailleuses sociales prennent la parole. En quoi consiste le travail social dans les centres d’accueil et d’orientation mis en place à la suite de l’expulsion de Calais ?
3. Qu’est ce que le délit de solidarité ? Histoire et actualité d’un concept juridique.
4 . Rencontre avec les membres de l’association Amigrants de Cahors.

En complément d’infos :

Le blog DormiraJamais avec un dossier complet sur Denko Sissoko

Un lien Arte (émission de une heure sur Denko Sissoko, les structures pour mineurs isolés étrangers avec des témoignages)

Réécouter l’émission :

http://www.canalsud.net/?Pour-un-bout-de-papier-Emission-...

 

 

 

17/12/2016

RAPPEL : demain, dimanche 18 décembre, Petit Marché de Noël à L'Usine à Kroquettes

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✱ De 10h à 18h ✱


Une belle sélection d’artisans et créateurs locaux où vous trouverez pêle-mêle : des livres, des affiches, des céramiques, des bijoux, du cuir, du mobilier, de la papeterie…

 

et Cathy Garcia  y sera avec livres, revue, cartes à tout dire Nouveaux Délits, plus ses autres publications, des assemblages, du récup'art... 

 

à dimanche !!

 

 

 

 

 

13/12/2016

Les Sentinelles, un documentaire de Pierre PEZERAT - avant-première à l'Astrolabe, Figeac

L'association Vigilance OGM 46 (VO46) et les Cinémas du Grand-Figeac vous proposent en avant-première (sortie en salles en octobre 2017) le film documentaire de Pierre Pézerat « Les Sentinelles » à l'Astrolabe jeudi 15 décembre à 20h30


19h.30 : Apéro dinatoire bio autour du stand de VO46 et de l'exposition nationale du
mouvement des Faucheurs Volontaires d'OGM au « Carré » : salle à gauche de la billetterie  (l'expo sera visible jusqu'au 20/12)
20h.30 : Film Les Sentinelles (1h 31), salle C. Boyer
~ 22h. : Tchatche avec Pierre Pézerat et des membres de VO46, salle C. Boyer
~ 23h. : Pot et friandises bio au « Carré »


Vigilance OGM 46 est une association loi 1901 déclarée d'intérêt général. Siège social :
Maison Paysanne, Place de la Halle 46320 Assier / vo46@riseup.net /
https://vo46.wordpress.com/

 

 

 

Site : http://les-sentinelles.jimdo.com/
Le réalisateur montre comment une alliance entre scientifiques et agriculteurs a permis à Paul François, agriculteur du Nord Charente intoxiqué par le pesticide « Lasso » de gagner un  procès contre Monsanto. Même si l'affaire est maintenant portée devant la cour de cassation, elle illustre à merveille la victoire du pot de terre contre le pot de fer.


Josette Roudaire, employée de l'usine Amisol (filature d'amiante) à Clermont-Ferrand et Jean-Marie Birbès, ouvrier de l'usine Eternit dans le Tarn, étaient en contact avec l’amiante. Ils ont rencontré le père du réalisateur, Henri Pézerat, militant, chercheur, directeur au CNRS et toxicologue, qui a marqué leurs vies en les aidant à se battre pour que ces empoisonnements ne restent pas impunis. Il était avant tout un lanceur d'alerte qui a étudié  l'amiante et les causes de son caractère cancérigène.


Les ouvriers de l'usine Nutréa Triskalia en Bretagne, intoxiqués par des insecticides
souffrent aujourd'hui du syndrome MCS, une hypersensibilité aux produits chimiques.
Qu’ils soient ouvriers ou paysans, les sentinelles partagent le même combat: la justice n’est pas encore passée, ni pour les responsables du mensonge de l’amiante, encore moins pour ceux de la catastrophe annoncée des pesticides.


En creux, au travers du témoignage de ces hommes et femmes, le film est devenu aussi un hommage à Henri Pézerat pour qui « les travailleurs sont les sentinelles du risque toxicologique, professionnel ou environnemental. »

« Merci aux lanceurs d’alerte pour leur courage et leur détermination à aller au combat. Nous  sommes tous des sentinelles, mais nous n’osons pas tous aller au bout de la démarche ! Ce film doit faire prendre conscience à tout un chacun des scandales sanitaires d’hier, d’aujourd’hui et de demain. »


Une victoire de plus et une première en France concernant la polyexposition : il y a trois mois, le tribunal administratif de Rennes ordonnait à l'État d'indemniser les ouvriers exposés à la fois à l'amiante et aux irradiations. Il est utile de préciser que ni le Président de la République, chef des armées, ni le ministre de la Défense n’ont conscience de la souffrance des victimes, car ce ministre a fait appel de cette décision devant la cour d’appel de Nantes en date du 16 août 2016 !!!
Ce qui est sidérant dans ce film, ce sont les similitudes des combats et l'écrasement du système. On constate que l'histoire se répète en permanence : ce sont des mécanismes mis en place par les grands groupes pour faire du profit en broyant des vies humaines. À cela s'ajoutent des méthodes similaires, comme le chantage au chômage par exemple. Mais ce documentaire montre également tous les combats gagnés, et, surtout, il met en avant l'importance de la solidarité entre les personnes, d'où quelles viennent.


Pierre Pézerat fut pendant 30 ans monteur et responsable technique à la télévision. Les Sentinelles est son premier film documentaire. « Les personnages du film ont quasi tous rencontré Henri et avec lui ont entamé des luttes qui les ont profondément changés dans le sens même qu'ils donnaient à leur vie... Ces hommes et ces femmes retrouvent leur dignité dans le combat pour de mander des comptes à ceux qui les ont empoisonnés. Et ce besoin de justice s'affranchit totalement du cadre socio-culturel de ceux qui sont victimes, il va même casser le clivage qui peut exister entre les milieux aussi éloignés que le monde ouvrier et le monde paysan. »


Henri Pézerat : c'est, entre autres, par lui et sa compagne Annie Thébaud-Mony, sociologue et spécialiste des cancers professionnels, que l'amiante fut interdit en France en 1997, grâce à son animation du Comité anti-amiante de Jussieu.

 

 

 

 

 

 

 

09/12/2016

Rencontre et discussions autour de la projection de Power to Change et le projet Célé Watt

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03/12/2016

C'est demain !

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30/11/2016

Marché de Noël d'Escamps

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Cathy Garcia y tiendra un stand Nouveaux délits (livres, revue, cartes)

et présentera également ses productions personnelles d'auteur & artiste

(livres, assemblages, récup'art)

 

 

 

 

23/11/2016

Solidar'Lot - Parcours de migrants à travers l'Europe - Expo et rencontres à Assier

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28/10/2016

Cinéma de Gourdon - La culture, outil de non-violence,

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18/10/2016

Dans le Lot, les clowns cultivent le bonheur communal brut

 

13 octobre 2016 / Lorène Lavocat (Reporterre)



Fabriquer du lien, voilà l’essence de ce projet bien drôle : des clowns sont employés « municipô » pour le bien-être des habitants et la croissance du bonheur communal brut. Ces fonctionnaires très particuliers préparent leur relève, il y a tant de territoires à satisfaire !

- Castelnau-Montratier (Lot), reportage

Uniforme orange fluo, képi assorti et balai vert, Gernard a tout d’un employé municipal. À première vue seulement. Car il y a un hic, comme le nez au milieu de la figure. Ce nez, justement, il est rouge. Gernard est clown « municipô ». « Je suis au service de la population, j’assure les missions que l’on me confie », explique-t-il sérieusement. Ce vendredi matin, il participe avec sa collègue Pétale à la collecte des ordures ménagères de Castelnau-Montratier. Les éboueurs accueillent avec amusement ces nouveaux venus turbulents qui balaient les poubelles avant de les vider, s’accrochent en chantant au camion-benne, jouent au basket avec les ordures.

Puis, direction l’hôtel de ville, où nos deux compères se jettent aux pieds du maire. « Qu’est-ce qu’on doit faire aujourd’hui chef ? », interroge Pétale. Tout sourire, l’édile ne semble pas étonné par tant de déférence : « Ils viennent me voir tous les jours, il paraît que je suis leur chef suprême ! » Nouvelle mission donc : nettoyer la statue de la Vierge, haute de plus de six mètres, sur la place du village. « C’est pas parce qu’elle est immaculée qu’elle n’est pas sale », commente Gernard, en se hissant tant bien que mal sur le socle.

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Gernard et Pétale en train de nettoyer la statue de la Vierge.

Depuis l’Office du tourisme, Amélie les observe, les yeux rieurs : « Ça fait plaisir de les voir tous les jours, ça met de la bonne humeur. » À ses côtés, Amédée, nez rouge assorti à son maquillage, prépare une visite guidée « décalée » du village : « Je vais être druide touristique pour la journée de Patrick Moine », précise-t-elle.

« Notre but n’est pas de bien faire la mission, mais d’apporter de la joie, de la bonne humeur » 

Depuis deux semaines, Amédée, Pétale, Gernard, Rhoe et Striknine sillonnent le territoire tout d’orange vêtus. Encadrés par deux « chefs clowns », Crestin et Haspyrine, ils vont à la rencontre des habitants à travers des « missions de service de proximité ». Certaines de ces tâches sont totalement absurdes : promener un poisson rouge, remplir les corbeilles du collège avec des papiers. D’autres pourraient être utiles… si elles n’étaient pas faites par des clowns ! Ainsi, quand Pétale et Gernard nettoient les panneaux de signalisation armés d’un plumeau et d’une éponge, ils passent plus de temps à effectuer des acrobaties extravagantes qu’à astiquer les saletés.

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Le nettoyage de panneaux occasionne des portés acrobatiques inédits.

« On n’est pas complètement inutile, estime Gernard. Par contre, notre but n’est pas de bien faire la mission, mais d’apporter de la joie, de la bonne humeur. C’est un service public décalé, pour le bien-être mental des habitants. » Amélie acquiesce : « Les clowns nous disent de belles choses. L’autre jour, une personne se plaignait d’avoir des idées noires, Amédée lui a répondu d’y ajouter des idées blanches ! Ils ont toujours réponse à tout, mais de manière poétique. »

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Amédée et Crestin répètent « l’hymne du clown municipô ».

« Notre rôle comme clown, c’est de participer à la croissance du bonheur communal brut », résume Francis Farizon, alias Crestin Frigo. De retour à la « caserne », un gîte rural en vieilles pierres à quelques kilomètres de Castelnau, chacun quitte son costume, et goûte un peu de repos. Nos « employés municipaux » sont en effet de service de 9 h à 17 h, et restent joignables tous les jours de la semaine sur leur « portatif » . Le soir et le week-end, ils participent en tant qu’habitants aux différentes activités. Après des cours de country, Striknine vient ainsi de disputer un match de tennis épique contre le champion du village. « Nous sommes des caméléons, observe Myriam Petiot, alias Haspyrine Potin. Quand je joue, j’observe, j’écoute, je fais l’éponge. En connaissant l’histoire des gens, je peux créer du lien, comme une toile d’araignée entre eux. »

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Pétale et Gernard sont allés prêter main-forte aux éboueurs.

Francis Farizon convoque quant à lui l’image de l’idiot du village, celui à qui tout le monde parle, et qui parle à tout le monde. « Autrefois, il était un vecteur de lien social. Aujourd’hui que les fous sont enfermés, les clowns peuvent jouer ce rôle de relais, de maillon. » Par sa simple présence, le clown municipô crée la conversation, alimente les commérages, tisse des relations. « En une semaine, ils connaissent plus de monde dans la commune que nous qui habitons ici depuis toujours ! » m’a ainsi avoué une habitante.

 « Leur présence apporte une nouvelle énergie, un autre regard »

Fabriquer du lien, c’est l’essence même du projet lancé en 2008 par Francis Farizon et Myriam Petiot, de la Compagnie La manivelle. À l’origine, une provocation sous forme de question : un clown peut-il être municipal ? Autrement dit, peut-on considérer l’art, le spectacle, comme un service public ? « Pour moi, le clown a une fonction sociale, au-delà de l’œuvre. Ou plutôt, notre œuvre est au service de la communauté et de la fabrique du lien social. » Afin de revendiquer l’apparente inutilité de leur travail, les deux comédiens ont choisi d’être municipÔ (et non pas municipal), et proposent leur idée aux collectivités locales. Le département de l’Aveyron a été séduit par le concept et a soutenu une première résidence d’artiste à Réquista.

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Le groupe des clowns subalternes.

Depuis, Crestin et Haspyrine ont sévi dans des communes ou des quartiers au cours de quatre résidences de trois semaines à un mois. Pendant leur séjour, ils officient auprès des habitants, mais créent aussi un spectacle, nommé « rapport de mission », et réalisent des films avec l’aide de Joshua Imeson et Pascal Messaoudi, réalisateur et preneur de sons.

« Dans nos restitutions, nous racontons la vie des gens, du village, mais seulement ce qu’il y a de beau, insiste Francis Farizon. Aujourd’hui, l’accent est énormément mis sur le drame, le négatif. Nous, on souhaite pointer ce qu’il y a de positif, à encourager : notre fonction est de véhiculer de l’amour. » Un avis partagé par Amélie, rencontrée plus tôt à l’Office du tourisme de Castelnau-Montratier : « Leur présence apporte une nouvelle énergie, un autre regard. Elle permet d’éveiller les consciences dans un petit village en milieu rural, de voir des choses dont on n’a pas l’habitude. »

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L’une des missions principales du clown, c’est de baliser avec des rubans les déjections canines.

Car le clown surgit dans le quotidien des habitants tel un étranger : il est l’incarnation de l’altérité et questionne la peur de l’inconnu. « Mais malgré cette différence, chacun peut l’aimer, communique avec lui », observe Francis Farizon. Il se rappelle ces néoruraux venus les remercier de leur travail « qui permet d’éduquer la population à accueillir des nouveaux ». À la campagne ou en ville, le clown touche tout le monde, au-delà des générations ou de la classe sociale. En 2015, après trois semaines dans la cité de la Fontaine-du-Bac, à Clermont-Ferrand, Crestin et Haspyrine faisaient partie de la communauté.

« Ici, hors de la saison estivale, il ne se passe quasiment rien » 

Bien sûr, l’arrivée d’énergumènes à nez rouge se revendiquant fonctionnaires ne passe pas toujours bien auprès de la population. « Gaspillage d’argent public », « dépense inutile »… ces réflexions, Frédéric Plicque les a souvent entendues. Coordinateur de l’association Lézards de la rue, il a organisé le séjour des clowns municipôs sur la communauté de communes du Quercy blanc (Lot), en 2014, puis en 2016. « Beaucoup d’élus et d’habitants ne comprenaient pas l’intérêt, se rappelle-t-il. Pour eux, l’urgence est de construire des routes et de maintenir des écoles. »

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Gernard pique un somme en attendant les visiteurs à l’Office du tourisme.

Pourtant, les comédiens ne coûtent rien aux contribuables locaux : leur venue est financée à hauteur de 15.000 € par la direction régionale de l’action culturelle (Drac) de Midi-Pyrénées (désormais Occitanie), via un dispositif original : la résidence de territoire. « Pendant deux mois, des artistes sont payés pour aller vivre sur un territoire, créer du lien, apporter de l’animation dans des zones rurales où il y a très peu de structures culturelles. Ici, hors de la saison estivale, il ne se passe quasiment rien », explique Frédéric Plicque.

Avec leurs messages poétiques et leurs missions décalées, les clowns municipôs sont donc une sorte de spectacle vivant et quotidien pendant plusieurs semaines. À Castelnau-Montartier, où ils sont déjà venus en 2014, tout le monde semble les apprécier, jusqu’à Mme Sanchez, grand-mère nonagénaire qui sort très peu de chez elle : « Ça fait de l’animation », sourit-elle sur le pas de sa porte.

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Pétale et Gernard sont allés rendre visite à Mme Sanchez, pour nettoyer les mégots devant chez elle. Le nettoyage vire à la chasse au trésor.

Mais le travail de clown municipô est usant. Aujourd’hui, Francis Farizon et Myriam Petiot se sentent un peu fatigués. Alors, pour assurer la transmission et essaimer leur « bébé », nos deux comédiens se sont lancés dans la formation. Amédée, Pétale, Gernard, Rhoe et Striknine constituent leur première promotion. Après trois semaines dans les communes du Quercy blanc, ils sont prêts à prendre l’uniforme à leur tour. « La relève est assurée, et ça, ça rassure ! » conclut Myriam Petiot.

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Les clowns en formation doivent aussi maîtriser l’art du clown : ici, le lancer de tarte à la crème.

 

 

25/04/2016

Pour le maintien de l'accueil des « migrants » à Gourdon

Vous  pouvez signer cet appel sur le site internet,

et laisser vos coordonnées si vous le souhaitez...

http://soutiens.enresistance.fr/

 

Un reportage cinématographique sur le C.A.O. (Centre d’Accueil et d’Orientation) et sur le collectif a été réalisé par les ”Actualités Locales au Cinéma”. Il est projeté au cinéma de Gourdon et ici : 

ALC Gourdon 32 - Le Centre d'Accueil et d'Orientation de Gourdon from panoramatv on Vimeo.

 

 

Texte de l'appel :


" Nous citoyens, habitants du Lot, tenons à réaffirmer notre engagement pour l’accueil des migrants.

Depuis le 1er mars dernier, suite à la décision du gouvernement de mettre en place des « Centres de mise à l’abri » sous prétexte de désengorger les camps de Calais et Grande-Synthe, la commune de Gourdon a accepté l’ouverture sur son territoire d’un Centre d’Accueil et d’Orientation (CAO).

La commune a ainsi pu honorablement accueillir dans l’urgence une famille et des jeunes gens d’origine Afghane en provenance de Calais.

Au côté des associations caritatives, une partie de la population a traduit sa solidarité avec les migrants par la création d'un comité de soutien. De nombreux bénévoles ont également tendu la main, et généreusement proposé des aides de toute nature. Tous oeuvrent pour qu’un accueil digne des valeurs de la République leur soit offert.

 

Par ailleurs, le CEIIS (comité d'études et d'informations pour l'insertion sociale), association mandatée par l’État, répond aux besoins prioritaires des migrants et les accompagne sur le plan de leur demande d’asile.

  

Un mois plus tard, fin mars, dans la précipitation, la commune a dû faire face à l’arrivée de 19 nouvelles personnes suite au démantèlement, la veille, du camp de Stalingrad à Paris. Les conditions d’accueil sont alors devenues difficiles pour tous : migrants, municipalité, citoyens…(trouver en moins d’une journée des lits, des couvertures, de la nourriture…).

  

Ces circonstances ont poussé le Maire de Gourdon à demander, dans une lettre ouverte à la Préfète du Lot, la suspension temporaire du transfert de migrants vers la Commune. Alors même qu’il s’agissait pour le Maire de Gourdon d’attirer l’attention des services de l’État sur le fait que les conditions n’étaient pas réunies pour accueillir dignement les migrants, la Préfète du Lot a décidé de « bloquer » tout nouvel accueil à Gourdon.

  

Nous refusons que l’accueil des migrants à Gourdon fasse l’objet d’un règlement de compte politique et demandons par conséquent le maintien du Centre d’Accueil et d’Orientation de Gourdon. Nous appuyons madame le Maire de Gourdon qui est toujours volontaire pour participer à l’effort de solidarité nationale (Voir le communiqué sur le site internet de la commune de Gourdon).

  

Nous, citoyens exigeons en outre des moyens en rapport avec la situation :

 pour échanger avec les arrivants (traduction, alphabétisation, livrets bilingues...) ;

 pour coordonner les actions des bénévoles et des soutiens.

 
 Nous, citoyens exigeons également la transparence des fonds alloués pour l’accueil ;

 

 Nous appelons les citoyens du Lot à se mobiliser pour transmettre cet appel et lutter sans aucune forme de discrimination contre toutes les précarités.

 

Gourdon, le 18 avril 2016

 

Le collectif de soutien aux migrants "